TDF qui ne partira pas de Rennes : “Plutôt bouffer un macaron à l’uranium qu’accueillir le Tour de France dans notre verte capitale”, prévient un élu parisien.

Pour la première fois dans la courte histoire de l’écologie, des verts s’en prennent ouvertement au vélo. Les élus EELV ont ainsi dit non au grand départ du mythique Tour de France depuis la festive ville bretonne de Rennes.

Mettant en avant une raison budgétaire, la maire PS de la ravissante Rennes a suivi les recommandations des élus écolos pour refuser que le légendaire Tour de France ne prenne le départ depuis la capitale européenne des beuveries estudiantines. “Ils font la pluie et le beau temps, les écolos. Tous les sondages et tous les résultats des élections locales vous le diront. Perso, j’ai dû me délester de ma bagnole diesel, de mon installation électrique, chez moi, et même de mes sanitaires tout neufs. Je les ai remplacés par des toilettes sèches. Ma femme gueule du matin au soir, mais c’est soit ça, soit je passais à côté de l’élection à la mairie”, se désole un élu municipal.

“Et pourquoi pas un french kiss ?”

A l’instar d’une contagion de coronavirus après une fête improvisée le long du Canal Saint-Martin ou la rue de Paradis, les écologistes réfractaires au véloce Tour pointent peu à peu le bout de leur nez à travers les quatre coins du pays. “Il y a 176 coureurs qui font le Tour, mais il y a le quintuple en bagnoles et en camions qui portent leurs vélos de secours et leurs gourdes de flotte à la con. En parlant de gourdes, ce Tour de France de mes deux dégrade l’image de la femme. Sur un podium en train de faire un bisou sur la joue aux coureurs. Et pourquoi pas un french kiss ?, pendant que nous y sommes ? En plus, il faut savoir que les hôtesses sont diplômées. Elles méritent mieux, non ? Pour en revenir à la défense de l’environnement, je n’ai pas calculé la quantité de CO2 rejetée dans les airs par les véhicules qui suivent le peloton, mais il doit y en avoir pour 10.000 ou 20.000 tonnes, au doigt mouillé. Le Tour de France ne prendra pas le départ de Rennes, c’est une très bonne chose. Je préviens : ça sera pareil pour Paris. C’est décidé et nous ne changerons pas d’avis. Plutôt bouffer un macaron à l’uranium qu’accueillir le Tour de France dans notre verte capitale du luxe et des bonnes manières. Et puis, il n’y a que les pollueurs qui changent d’avis. Nous, les verts, nous sommes obstinés. C’est notre marque de fabrique, après tout, tout le monde s’est fait à cette idée”, philosophe une élue EELV parisien, avant de partir en vacances en avion.

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“L’arrivée à Genève ou Monaco”

Ainsi, en plus du départ, le Tour de France devra se trouver une autre destination pour accueillir son fameux podium sur les Champs-Élysées. “Où, en France, sabre-t-on le champagne mieux qu’à Paris ? Il faut savoir que les images des coureurs qui pédalent avec une coupe de champagne dans une main et le guidon dans l’autre, pour ne pas se vautrer, feront le tour de la planète. En termes de marketing touristique et de prestige : c’est le top, les Champs-Élysées, il n’y a pas photo finish. On sera obligés de faire l’arrivée à Genève ou Monaco, je pense. Ce sont les villes les plus proches de Paris où il y a de vrais riches”, explique un élu de l’opposition à la mairie de Paris.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

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