Téléréalité – Le loft de la villa des ex-anges au cœur brisé par amour dans le pré de la tentation : Melissa Vuitta tabasse Braco car il avait effleuré la main de Malibu en lui passant le sel lors du repas.

Qu’il est loin le temps des premières émissions de téléréalité durant lesquelles les candidates et les candidats se lançaient “uniquement” des noms d’oiseaux pour des céréales mangées en trop grande quantité. Aujourd’hui, les participants n’hésitent pas à en venir aux mains pour une simple histoire de sel lors d’un repas.

La téléréalité est-elle à l’image de notre société ? C’est la question à laquelle devront tenter de répondre les plus grands experts en sociologie et en anthropologie de la planète. “Il y aura aussi un historien spécialiste de la Préhistoire, car quand tu vois certains mecs, tu as l’impression de voir un spécimen d’Australopithecus Robustus. Le vocabulaire est bien moins étoffé chez certains candidats. Il est d’une moyenne de 50 mots utilisés, dont un bon quart d’insultes“, relate un chargé de l’organisation du congrès qui aura lieu dans une l’Île Tentationis. Durant ce congrès de 2 jours, les scientifiques s’attelleront à analyser le pourquoi du comment une candidate de l’émission phare du moment “Le loft de la villa des ex-anges au cœur brisé par amour dans le pré de la tentation” a pu tabasser son compagnon pour une histoire de condiment. “Au début des années 2000, il y avait juste une trousse à pharmacie dans les émissions. Mais avec la violence qu’il y a actuellement dans les émissions de téléréalité, nous avons dû installer un bloc-opératoire attenant au lieu de tournage. C’est que les candidates et les candidats n’y vont pas de main morte”, prévient un consultant en relaxologie d’une célèbre émission de téléréalité.

“En attendant que Parcoursup valide mon inscription

“Je ne suis même pas en couple avec elle et elle me frappe, va comprendre. Elle est bonne, oui, mais le style 100% botox à 20 piges, c’est pas du tout mon style. En plus, j’ai juste passé le sel et le poivre quand on était à table, rien de plus”, confie Braco depuis la salle de réanimation, louée par une chaîne de cliniques partenaire avec les plus grandes chaînes de télévision proposant des programmes de téléréalité. “Melissa Vuitta et moi, on fait croire aux autres participants qu’on est ensemble pour éliminer le plus de concurrents possibles. Grâce à notre stratégie, on était sûrs de gagner, mais cette conne (Melissa Vuitta, ndlr) s’est prise au jeu. On n’aurait pas dû faire l’amour h24 pour qu’ils nous imaginent en couple. Ma copine de dehors, la vraie, m’avait pourtant donné son accord, avant de participer. J’avais conseillé à la production de prendre des candidats avec un niveau supérieur au CE1-CE2. Il faut un minimum de mémoire pour retenir les tactiques de jeu. Oui, oui, je leur ai dit au casting, mais ils m’ont ri au nez ces connards (équipe de casting, ndlr). Moi, j’ai participé uniquement pour le pognon et en attendant que Parcoursup valide mon inscription pour des études en sciences politiques. C’est que ça coûte cher pour pouvoir étudier à Paris. Mais si c’était à refaire, je crois que j’aurais plutôt postulé pour un job dans un fast-food, c’est moins dangereux. Je crois qu’ils embauchent à Meyzieu, dans le 69, c’est tranquille là-bas”.

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“Me démarquer des autres

Melissa n’en démord pas. Selon elle, “stratégie ou pas, personne ne touche à son mec, même si c’est un faux couple”. “Dans téléréalité, il y a télé. Et qui dit télé, dit réalité, non ? Ils croivent (sic) que c’est un jeu, les gens, mais non. Je ne pourrai pas avoir des contrats de sponsoring si je n’arrive pas à me démarquer des autres. Dans les autres émissions, ça gueule de plus en plus fort et ça frappe aussi de plus en plus fort. Je ne vais pas leur réciter du Sheeran (Shakespeare, ndlr). C’est pas une émission culturelle, ici”, prévient Melissa Vuitta.

“Mais qu’est-ce que je suis venue foutre ici ? Déjà que les agences de putes de luxe m’appelleront 24h24, après ma sortie, pour me proposer de faire des passes de luxe pour de riches hommes d’affaire, alors si, en plus, je dois me coltiner les scènes de ménage de faux couples, ça va pas le faire. Mais alors pas du tout. Sortez-moi de là, par pitié”, demande Malibu, de son vrai nom, Eugénie Saint-Eustache de la Baronnerie, reniée par sa riche famille et déshéritée pour avoir flirté avec un gueux appartenant à une famille gagnant près de 8.000 euros par mois.

“Refléter la réalité… mais en plus violent”

La production, quant à elle, est aux anges dans le paradis audiovisuel de la téléréalité. Les audiences ont grimpé en flèche depuis ce carnage, diffusé en direct et disponible à vie en replay. “On a bien fait de faire participer des repris de justice. C’est fini les enfants de chœur des émissions du début des années 2000 qui n’en venaient jamais aux mains. Au jour d’aujourd’hui, ça doit insulter et ça doit castagner pour faire le buzz. C’est open-bar en termes de violence. Nos émissions doivent refléter la réalité qu’il y a dans les métros ou les RER, mais en plus sauvage, sinon les téléspectateurs changent de chaîne. Notre modèle, c’est ce qui se fait en téléréalité dans les pays de l’Est. Un regard de travers et c’est les discussions à la Kalachnikov ou au couteau normalement utilisé pour désosser le gros gibier. C’est fini les rigolades après qu’une candidate ait demandé qui a pété”, analyse un chargé de programmes.

 

 

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

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