Sommet européen : la France et l’Allemagne proposent d’hypothéquer la Belgique pour arriver à faire céder les pays dits frugaux.

Depuis vendredi dernier, les pays de l’UE tentent de trouver un accord pour relancer l’économie du vieux continent suite à la crise provoquée par le Covid. Face à la dureté des pays dits “frugaux”, la France et l’Allemagne ont proposé de mettre en hypothèque la Belgique. Une première dans l’histoire européenne depuis les assignats hypothécaires sous Cambon à la fin du 18ème siècle.

Le Sommet européen qui se déroule à Bruxelles dure davantage que les deux jours prévus. Les dirigeants des 27 pays de l’Union européenne peinent à trouver un accord de relance de l’économie. Les pays sont séparés en deux groupes. D’un côté, les frugaux emmenés par l’Autriche, les Pays-Bas, la Suède et le Danemark. De l’autre, les pays dits ‘gloutons solidaires’, composés de la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. Les négociations pour établir un plan de relance, doté d’un budget de 750 milliards d’euros, soit 5 fois le budget de l’UE, sont à la peine. Ce montant est initialement composé de prêts et de subventions non-remboursables.

“Et mon cul, c’est du Backhenderl ?”

“Subventions non-remboursables ? Et mon cul, c’est du Backhenderl ? Solidarité, mon cul ! On ne donnera pas un schilling sans garantie de voir l’argent avancé revenir dans les caisses. Ils nous prennent pour des socialistes ou quoi ? Hors de question de donner un pognon de dingue comme ça, pour leurs beaux yeux, à ces fainéants de gloutons”, prévient un représentant autrichien. Même son de cloche chez un élu européen néerlandais : “Ils ont fumé quoi, les gloutons solidaires, pour vouloir donner des subventions non-remboursables ? C’est comme jeter de la ganja par les fenêtres”.

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“Cécile de France, pas Cécile de Belgique”

Pour faire avancer les choses, la France et l’Allemagne ont proposé d’hypothéquer la sympathique Belgique. “On ne peut pas leur donner le Luxembourg comme garantie, c’est strictement impossible. C’est comme si tu demandes aux suisses de vendre Genève ou Zurich. C’est illogique. C’est clair que la Belgique a des trésors inestimables comme Eden Hazard, Kevin de Bruyne, Matthias Schoenaerts, Stromae, Van Damme, les frites, les gaufres et le siège de l’UE, mais dans la vie économique : il y a des choix à faire, surtout quand ils sont difficiles, philosophe un cadre du clan des gloutons solidaires. Tu baragouines quoi, le reporter de lepigramme.fr, au sujet de Benoît Poelvoorde, François Damiens, Jérémie Renier, Cécile de France, Angèle, Olivier Gourmet, Virginie Efira, Emilie Dequenne, Marie Gillain, Arno, Lara Fabian, Damso, Roméo Elvis, Yolande Moreau, Geluck et Stéphane De Groodt ? Mais ils sont français, eux, pas belges, non ? En tout cas, c’est tout comme. On les voit davantage dans des émissions et des films français qu’à la RTBF. Cécile de France fait partie du patrimoine culturel français. Il n’y a rien à négocier. Elle s’appelle Cécile de France, pas Cécile de Belgique, après tout. On la garde dans le giron européen, elle, Angèle, Yolande Moreau, Marie Gillain, Philippe Geluck, Arno et tous les autres. Il est pas de Lille, Arno ? T’es sûr ? Avec son accent, j’aurais pensé”.

Les négociations sont toujours en cours à Bruxelles. “Déjà que traduire 27 langues : c’est dur, mais avec le masque : c’est l’enfer”, se désole une traductrice, tout en insufflant de l’oxygène grâce à une bouteille portative de 5 litres, avec pression de 200 bars, contenant près de 1000 litres d’O².

En cas de non-remboursement, la Belgique sera vendue au plus offrant “dans sa totalité”, selon un membre des frugaux.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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