Date clé du 11 mai : les citoyens n’ont plus que 5 jours pour tenir leurs résolutions de confinement.

Cela a été scientifiquement prouvé que le temps, en période ou no d’ennui, passe très vite. Les personnes confinées l’ont appris presque à leurs dépens. A quelques jours du tant attendu, mais tout aussi redouté, déconfinement, les français se pressent pour atteindre leurs objectifs, aussi bien professionnels que personnels.

Le 11 mai sonnera bientôt à nos portes calfeutrées par peur du Coronavirus. Au début du confinement, pour donner un sens à leur vie ou pour éviter de pointer à Pôle Emploi, des millions de citoyens ont fait une liste de résolutions, plus ou moins longue et complexe à réaliser. “Moi, ma résolution, c’est de devenir trilingue anglais et allemand. Bon, je suis encore monolingue, mais il me reste encore 5 interminables journées, nuits d’insomnies comprises” confie un trentenaire qui espère faire de l’ombre à ses collègues de travail lors de la reprise.

“De vrais passionnés”

Même son de cloche chez une confinée qui a dû faire jouer ses relations pour obtenir les œuvres complètes de Boileau, malgré les risques encourus pendant le très surveillé confinement. “Je suis passée par la belle-sœur du cousin du gendre du neveu du voisin de la maîtresse du proprio du libraire à côté de chez moi pour avoir les œuvres complètes de Boileau. Le libraire a été hyper sympa de risquer le dépôt de bilan et la prison pour me permettre de tenir ma résolution culturelle. Je ne l’ai pas encore payé. Il m’a dit de régler les bouquins après le 11 mai. Normal, il se protège légalement pour ne pas finir en garde-à-vue. Vendre à crédit, ça compte pas, d’un point de vue comptable. En plus, je n’ai pas signé de documents, donc personne ne peut rien contre lui, ça serait dommage. Les libraires sont de vrais passionnés. D’autant, je n’en ai jamais douté, mais là, c’est une preuve supplémentaire qu’ils aiment leur métier plus que le pognon”, explique une jeune femme qui n’a pas encore entamé ses lectures de confinement, préférant se tourner vers la culture facilement assimilable, tels que les réseaux sociaux ou les plateformes de films et séries.

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“Ce foutu confinement”

Ainsi, la majorité des citoyens n’a pas encore tenu ses résolutions de confinement. Cependant, tout n’est pas perdu, il y a encore de l’espoir. Nos valeureux confinés pourront se rattraper lors “des prochaines vagues de Coronavirus qui se profilent”, selon des virologues qui hurlent à tue-tête de ne pas ouvrir les écoles aussi précipitamment.

“Moi, je n’avais fait aucune résolution. Quand t’as un IMC de 48, tu veux profiter des jours sans respirateur qu’il te reste. Ah oui, le surpoids te met automatiquement dans le létal lot des groupes à risques. Bizarrement, j’ai quand perdu les kilos en trop que j’avais, sans faire de sport comme les bobos qui se sot mis au running. Ma perte de poids est sûrement due au stress. Résultat, j’ai retrouvé la ligne que j’avais perdu quand je m’étais mis à boire de la bière, il y a 30 ans, relate un fringuant cinquantenaire. J’ai quand même cavalé pendant ce foutu confinement. Je ne pensais pas semer les agents qui voulaient me coller une prune, mais j’y suis arrivé. C’était quand j’étais parti faire mes courses. Y aller en jogging, c’était pas une bonne idée. Les mecs en jogging, ça sue. Moi, j’y suis allé en marchant. La connerie, quoi. Par contre j’ai dû courir pour les semer. Comme quoi, le second souffle n’est pas une légende urbaine”.

“50 jours rien que pour trouver le titre”

Mais de nombreuses personnes se sont mises à la tâche, dès l’annonce même du confinement en mars dernier pour devenir meilleurs ou différents de ce qu’ils étaient. “Moi, je me suis lancé dans l’écriture d’un roman, dès le début du premier confinement. Comment ? non, je ne suis pas parano. Aux infos, ils crient sur tous les toits qu’il y en aura d’autres, des confinements. Bon, pour mon roman, il m’a fallu 50 jours rien que pour trouver le titre, mais c’est déjà ça de fait. Il reste 5 infinies journées de confinement pour terminer ce que j’ai laborieusement et prétentieusement entamé. Cependant, je pense que c’est faisable d’un point de vue quantitatif. J’arriverai à pondre aisément 200 ou 300 pages, je pense. Par contre, pour le qualitatif, je doute. Au pire, mes bouquins seront vendus dans les gares ou dans les coins culture des hypermarchés, entre les yaourts et la picole. Ce n’est pas rien”, se réjouit le futur lauréat de prix littéraires.

“A poil devant la webcam”

“Mon connard de crétin de mari m’avait juré de ralentir sur la bibine. Tu parles ! Chaque jour, il y a les apéros avec ses potes via Skype, Google Meet ou Zoom. Trois minimum, des apéros, par jour ! Je précise pour les gens qui ne le connaissent pas. Pour me calmer, il me dit qu’au moins, il lui restera tous ses points de permis. Il faut dire qu’on en a claqué du pognon avec tous les permis qu’il a dû repayer, avant le confinement, se désole une sympathique cadre supérieure en télétravail. J’ai quand même haussé le ton. Si vous saviez le nombre de fois qu’il avait voulu trinqué avec mon patron et mes collègues, quand on faisait des visioconférences pour le boulot. Il était à poil devant la webcam, ce con, en plus. Mon patron l’a bien pris. Sa femme faisait la même chose, chez lui.”

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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