Rattrapage des cours en juillet et août – Déconfinement : 8 techniques efficaces pour motiver votre enfant.

Copiée sur les spartiates établissements privés, la reprise des classes aura lieu en juillet, tout de suite après la fin de l’année scolaire. Les écoles, collèges et lycées publics ne fermeront donc pas non plus en août. Lepigramme.fr a fait appel à un éminent psychologue pour vous aider à motiver vos enfants, et ainsi leur permettre de passer un été apprenant.

Alors que les écoliers et les élèves inscrits dans l’enseignement privé prennent la chose avec enthousiasme et rigueur, les nonchalants enfants et adolescents du public ont davantage de mal à trouver la force nécessaire pour se défaire de leurs tant chéries vacances d’été. “C’est pas du jeu de nous faire de fausses joies ! Pour une fois qu’on allait avoir des vacances d’été de 5 mois”, souligne un lycéen, au bord des larmes.

“Dès la maternelle”

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“Entre un gosse du privé et un mouflet du public : il n’y a pas photo. C’est comme si nous cherchions à comparer un loup alpha avec un chien de compagnie. L’un est machinalement stimulé par les études et par les devoirs à la maison, je vous laisse deviner de qui je parle (élève du privé, ndlr)). C’est quasi instinctif, chez eux. Cours, exposés, résumés et tout le toutim : plus tu leur en donnes, et plus ils en redemandent. L’autre (élève du public, ndlr) est mou, flâneur, gnangnan et capricieux. En résumé, les marmousets du public sont fainéants comme pas deux. Les enfants qui étudient dans le privé ont un très fort sentiment d’appartenance avec leurs cours. Ceux du public, à part la cour de récréation, difficile d’en tirer quelque chose, pédagogiquement parlant. Les tire-au-flanc du public ne pensent qu’à sortir de leur bahut après les cours. En 30 ans de métier, je n’ai jamais vu un gamin du public réclamer des devoirs supplémentaires. Alors que ceux du privé : tous les jours, ils en quémandent à leurs enseignants et à leurs professeurs, dès la maternelle”, fait savoir le spécialiste.

Lepigramme.fr a fait appel aux précieux services d’un prestigieux psychologue pour vous aider à motiver votre progéniture, de façon à lui faire passer un été apprenant et ludique à la fois.

La liste, non-exhaustive, de 8 techniques et astuces pour motiver votre enfant, à son école primaire, son collège ou son lycée, ainsi qu’à la maison, en juillet et août.

Donnez-lui l’exemple.

Malgré vos vacances annulées, ou reportées à la Toussaint, à cause de votre peur de la contamination au Coronavirus, vous ne pourrez pas faire la grasse matinée en semaine. Malheureusement pour vous et votre moitié, il vous faudra vous réveiller comme si vous alliez travailler ou chercher du travail si vous êtes inscrit.e à Pôle Emploi. Notre psychologue prévient que “les enfants et les ados sentent quand les parents mentent”. Ce 6ème sens est héréditaire du côté de la maman, selon les résultats de plus de 666 études sur le sujet. Ainsi, vous devrez vous lever aux aurores, vous doucher, vous habiller et prendre votre petit-déjeuner, tout simulant le stress matinal de rater votre pseudo-métro ou pseudo-RER. “Les parents ne doivent pas oublier de râler contre le patron ou les collègues qu’ils détestent, durant le petit-déjeuner et également au dîner, exactement comme lors des périodes hors vacances scolaires”, ajoute le spécialiste. Le mercredi après-midi, quand vous aurez votre enfant sur les bras, faites semblant d’être en télétravail. Vous pourrez ainsi regarder un film ou une série, pendant qu’il ou elle fait ses devoirs dans sa chambre ou à l’autre bout du salon. Veillez bien à ce que votre progéniture ne regarde pas votre écran d’ordinateur, sinon le leurre ne fera pas effet et vous serez bon à jouer avec lui sur sa console ou pire, à un jeu de société qui dure 4 heures minimum.

Calquez un lieu de vacances dans votre salon ou dans le jardin.

Ressortez la tente de la cave ou du garage et montez-la dans votre salon. Ludique et chronophage, cette astuce se révélera très efficace pour détourner son attention. N’hésitez pas à faire un barbecue dans votre cuisine, si vous êtes pauvre sans grande terrasse ou jardin. Ne vous éclairez pas à la bougie, à moins que vous ne vouliez plus garder votre domicile. Cela serait tout de même dommage d’avoir à dormir dans votre voiture ou pire, chez vos beaux-parents, le temps que l’assurance perde son procès pour non-remboursement, et également le temps que dureront les travaux d’après-incendie. Cet attrape-nigaud de tente dans le salon sera qualifié de machiavélique par vos adolescents. Ce manège de la tente dans votre living-room ne pourra pas s’appliquer à eux : vos plus de 12 ans ne vous détesteront que davantage.

Mentez-lui tendrement en lui promettant de lui acheter un animal de compagnie.

Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Cette sage devise vous sera très efficace pour le faire languir, sagement, au moins 45 bons jours, selon les conclusions d’une étude de l’Éducation nationale relative au psyché des enfants du primaire. Pour les collégiens, il faut ramener ce délai à 21 jours. Cependant, il faudra prévoir un budget bêbête pour la fin juillet ou fin août, selon la catégorie d’âge de votre progéniture. Trois parents sur quatre ont dû sortir le porte-monnaie et direction l’animalerie pour acheter le hamster, le poisson rouge ou le lapin qui servira de carotte à l’enfant pour le forcer à aller en classe. Par chance pour les parents, avec le très grand nombre de chiens abandonnés en été, il y aura toujours une bonne affaire au chenille.

Faites semblant de vous intéresser à sa scolarité quand votre esprit est à l’apéro organisé par les amis.

Les maître-mots de ce tour de passe-passe sont synchronisation et osmose avec votre moitié. A tour de rôle, vous pourrez vous faufiler au café du coin ou chez vos amis pour prendre le traditionnel apéro d’été, quand votre enfant sera rentré de l’école. Hors de question de laisser vos enfants seuls, même si la légitime tentation est grande. N’oubliez pas que pénalement, vous êtes responsable de vos actes, du fait que vous avez des enfants à charge subventionnés par la généreuse CAF. Et qui dit générosité, dit tributaire.

Allez rencontrer sa/son professeur des écoles ou ses enseignants de collèges et lycées, mais pas en short, ni en petite robe d’été.

Il n’est plus à démontrer ô combien professeurs des écoles et enseignants sont dévoués, altruistes, consciencieux et philanthropes. Pour preuve, depuis des décennies, les gouvernements successifs leur accordent des hausses de salaire de misère et, malgré tout, ils continuent à travailler avec sérieux et enthousiasme. Aller à leur rencontre est, comme au billard, un magnifique coup à 3 bandes. Tout d’abord, vous ferez savoir explicitement à votre enfant que vous l’avez à l’œil, même lorsqu’il fait 30 agréables degrés de moyenne, de jour comme de nuit. Même avec la gueule de bois du matin, après une agitée nuit d’été alcoolisée, votre bambin doit savoir que vous irez rencontrer son prof pour faire le point sur sa situation scolaire. Jusqu’à un certain âge et selon le QI de l’enfant, les angelots sont certains que leurs parents ont des yeux derrière la tête. Aussi, ne gâchez pas tout. Avec le bouche à oreille dans les cours de récréation, et surtout avec les réseaux sociaux, vous risquerez de réduire à néant une légende urbaine qui rend un immense service à des millions de parents à travers le monde. De plus, pour ne pas démoraliser les professeurs des écoles et les enseignants, déjà proches du burn-out, n’allez pas à l’entretien en short ou en petite robe d’été. Tout comme le vaillant personnel soignant, les courageux fonctionnaires de l’éducation nationale se font balader, à coups de promesses de hausses salariales jamais tenues. Ce n’est pas le moment de les provoquer en tenue légère estivale, alors qu’ils travaillent dans des locaux sans clim. Cela pourrait les inciter à faire grève, choses qui n’arrangeraient pas vos affaires. Ce n’est vraiment pas le moment d’en rajouter en allant en tenue d’été, alors qu’ils travaillent pendant que tout le monde est en vacances.

Apprenez-lui à jouer au poker.

Le poker, jeu de cartes aussi addictif que ruineux, est surtout extrêmement complexe. Entre la quinte flush royale, le full, le brelan et les innombrables autres combinaisons, vous gagnerez deux bonnes semaines de repos. C’est la durée qu’il faudra à votre enfant pour apprendre toutes les alambiquées formules. Cela prévaut uniquement pour les enfants du primaire. Au collège, les élèves de 6ème auront déjà appris les règles du poker grâce à leurs camarades de 5ème, durant le premier trimestre, dans la cour, à la cafeteria ou à la bibliothèque de leur établissement. Ajoutés à tout cela les types de parties et les différentes règles de distribution des cartes, vous gagnerez encore 2 bonnes semaines supplémentaires de répit. Ce qui n’est pas rien en ces temps de dépression. Le temps qu’il restera, jusqu’à la vraie rentrée de septembre, votre chiard le passera à maîtriser les preflop, flop, showdown, river, turn, outs, sélections de mains de départ, les cartes à jouer et autres techniques de jeu. Si vous voyez que votre diablotin fait de gros progrès et qu’il a de l’avance sur le planning initialement prévu : ne paniquez surtout pas ! Ajoutez-lui les leçons de probabilités appliquées au poker. Entre les probas pour avoir une paire d’as, un suited, un offsuit, un broadway, des duels all-in, un full ring et autres heads-up : vous serez tranquille un bon bout de temps. A moins, bien sûr, que votre progéniture ait le QI d’Einstein. Là, nos conseils ne pourront absolument rien pour vous, malheureusement. Mais gardez espoir. Le risque d’avoir un petit génie à la maison, est fort heureusement, infime.

Cédez à tous ses caprices, en intégralité (mais uniquement en dernier recours).

Si vous voyez que vous n’avez plus la force de continuer à faire semblant. Si votre rejeton a découvert votre subterfuge consistant à lui faire croire que, vous aussi, vous travaillez afin de le motiver à rester concentré en classe. Si vous avez utilisé toutes vos cartes et vos jokers (animal de compagnie…). Si vous constatez que sa motivation est réduite à peau de fesse, vous n’aurez d’autre choix que de mettre à la corbeille tous les objectifs que vous vous étiez fixé. Il vous faudra céder à tous ses vœux, si vous voulez éviter la case déprime. Fort heureusement, vous pourrez recourir au budget initialement destiné à régler le transport, l’hôtel et les amusants divertissements de vos vacances reportées ou annulées. Malheureusement, vous devrez oublier votre mesquinerie habituelle, et lui offrir jeux vidéo, skins Fortnite à coups de centaines de V-bucks (euros) par semaine, consoles, batterie et autres instruments assourdissants, télévision dans sa chambre, smartphone hors de prix… N’hésitez pas à grignoter sur le budget décoration de votre domicile, car les dépenses récréatives à destination des enfants sont sans limites, contrairement à votre santé mentale.

Simulez une contamination au Coronavirus (mais alors en tout ultime recours, si la situation est émotionnellement désespérée pour vos nerfs).

L’empathie des enfants du primaire est réelle, mais elle ne dure guère longtemps. Il suffira d’un dessin animé ou d’un jouet qui traîne pour qu’il vous oublie, vous et vos symptômes, qu’ils soient réels ou feints. Cependant, vous pourrez sortir la carte magique “Kawasaki“, le syndrome en lien avec le terrible Coronavirus. Faites-lui miroiter, malicieusement et innocemment, le spectre de vacances qui se dérouleront à coups de cuillerées d’huile de ricin et autres sirops désagréables s’il est contaminé à son tour. Votre enfant sera machinalement tout miel avec vous. Il ne vous demandera strictement rien, de peur de la contamination. Vous aurez également comme bonus un silence absolu dans votre foyer. Votre marmot ira vaguer, sagement, à des occupations comme la lecture, ses devoirs ou ses jeux préférés.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

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