Privatisation de la FDJ – Jackpot de 2 milliards : tirage au sort le 19 novembre prochain à minuit.

Particuliers et investisseurs institutionnels sont euphoriques. La privatisation de la Française des Jeux, dont la période de souscription a lieu du 14 au 19 novembre, connaît un succès prodigieux. Du jamais-vu depuis l’entrée en bourse du site internet éducatif Jacquie et Michel, qui avait engendré un transfert de liquidité record.

Les traders, en charge des commandes, ne savent plus où donner de la tête. Les demandes d’achat d’actions, relatives à la privatisation de la pourtant très rentable FDJ, la Française des Jeux, affluent par centaines de milliers chaque jour. “Je n’ai pas dormi depuis 72 heures. Les souscriptions n’arrêtent pas”, confie un opérateur de marché, entre deux ordres de bourse.

“Du pognon de dingue”

Particuliers, jeunes et moins jeunes, et institutions achètent à tout-va. “Ils savent que la FDJ est rémunératrice. L’entité en charge de la loterie est plus riche que la FIFA et la Suisse réunies. Elle est même plus rentable que la vente d’essence ou le commerce de cigarettes à eux deux, c’est dire. Au fait, pourquoi le gouvernement Macron a-t-il décidé de vendre 52% des parts de l’État dans la Française des Jeux ?. C’est pas à cause de nous au moins ? Le Macron a cédé à nos revendications. Mais c’est pas à cause du pognon de dingue qu’il nous a accordé ?”, demande un sympathique Gilet jaune.

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Actuellement, l’Etat français est détenteur de 72% de la FDJ. Le gouvernement a décidé de réduire à 20% ses parts dans cette structure ultra-bénéficiaire, avec un jackpot de près de 2 milliard au final.

“2 milliards en jeu”

Les chanceux sauront s’ils ont gagné leurs actions le 19 novembre prochain à minuit. Sur chaque actions, il y aura une zone à gratter, ainsi que les numéros joués.  “J’ai joué au Loto pendant 60 ans. J’ai gagné plein de fois des petites sommes et deux fois le gros lot. La première fois que j’ai gagné le jackpot, pas de bol, c’était pile-poil en mai 68. Comme un con, j’avais oublié ma sacoche à l’arrêt du bus. Quand j’y suis retourné, les petits cons d’étudiants énervés avaient utilisé tous mes billets pour en faire des cocktails Molotov ou faire des feux devant leurs barricades. Normal, à l’époque, les billets mesuraient 30 centimètres de longueur. Dis-moi, le reporter de lepigramme.fr. Pourquoi ils ont réduit la taille des billets de banque d’après toi, mon couillon ? La deuxième fois que j’ai eu le ticket gagnant, pas de bol non plus, c’était en juin 1981. Contraint et obligé, j’avais vite fait de dépenser les 3 milliards d’anciens francs que la loterie nationale (FDJ, ndlr) m’avais aimablement remis. C’était pas bon d’avoir du pognon quand les communistes étaient au gouvernement. Dépenser autant de grisbi en quelques jours, ça use. C’était une dure épreuve. Heureusement, je n’ai plus été obligé de raser les murs quand j’avais tout claqué. Les cocos sentent quand tu as du blé. Je ne sais pas comment ils font. De 1981 à 1983, les gens planquaient même leurs appareils électroménagers à la campagne. Pour faire la lessive, tu devais en faire du chemin. Mon pote René a caché sa gourmette en or dans son fion, jusqu’au départ des cocos du gouvernement de l’époque. René avait peur que les staliniens français le passent au détecteur de mensonge, comme en URSS. Maintenant qu’il y a le gamin qui n’est pas contre le fric (Macron, ndlr), j’ai misé un gros magot sur cette super cagnotte. Il y a quand même 2 milliards en jeu. C’est pas rien, surtout par les temps qui courent. Des euros nouveaux, en plus, pas des anciens», fait savoir un affable joueur, qui va tenter sa chance lors de ce tirage exceptionnel.

“Nous avons un cœur”

“Ces ventes d’actions ont été confiées à des banquiers et des traders. Nous sommes les mal-aimés, comme d’habitude. C’est vraiment pas juste. On leur a fait quoi au gouvernement ? C’est pas parce que nos clients ont chopé le cancer à cause des cigarettes qu’on vend, qu’on doit nous renier et nous traiter comme des moins-que-rien. Nous avons un cœur, nous aussi. Tous les gouvernements successifs oublient que c’est grâce à nous que la Sécurité sociale n’a pas fait faillite. La vente de cigarettes rapporte des milliards en taxes chaque année. Même avec un paquet à 20 ou 30 euros, les clients fumeront. Tu ne peux pas être dépendant de matières nucléaires qui partent directement au cerveau, à chaque aspiration, et vouloir arrêter après. Scientifiquement, c’est pas possible. C’est pas le mois sans tabac qu’ils doivent faire, mais l’année sans tabac, et encore, je suis optimiste. Je te sers un Euromillions ou un croissant avec ton café ?”, me demande un altruiste gérant d’un bar-tabac parisien.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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