Masque obligatoire en entreprise : les salariés portant des lunettes recevront une prime de pénibilité de 200 euros par mois.

A partir du 1er septembre prochain, le masque de protection sera obligatoire dans les entreprises. “Ne pas porter le masque sera considéré comme une faute grave, au même titre que montrer ses fesses en signe de désaccord ou pire, traiter son supérieur hiérarchique de gros con”, prévient un RH.

“Une petite carotte au bout du bâton du licenciement”

Même son de cloche de la part du Secrétariat en charge des PME-PMI, filiale du ministère de l’Économie. Un haut fonctionnaire explique : “Travailler avec la clim, dans un fauteuil confortable digne de celui d’un sénateur, avec, de surcroît, la machine à sodas pleine à craquer à côté, ce n’est pas un calvaire. Les salariés qui sont dans des entreprises délocalisées en bavent davantage. Cependant, notre pays a besoin du labeur de tous les salariés, hommes et femmes, pour faire tourner la machine. C’est pourquoi il y aura une petite carotte au bout du bâton du licenciement à l’intention des salariés qui portent des lunettes de vue, pour ne pas entraîner une chute du PIB”.

Publicité
Booking.com

“Malgré ça : ils râlent, ces flemmards”

Ainsi, les salariés qui ont des lunettes de vue, en plus de leur masque de protection contre le coronavirus, recevront une prime de 200 euros par mois “jusqu’à ce qu’un vaccin soit commercialisé”, selon le patron d’une petite entreprise. Il ajoute : “Pour une fois, ce n’est pas de ma poche, cette prime de mes deux. De mon temps, quand j’ai commencé à travailler, on n’avait même pas droit à une pause-café. Pour le déjeuner, on avait juste 10 minutes pour becter. Mais bon, je ne veux pas passer pour un vieux con. Mes feignasses (collaborateurs, ndlr) ont 40 minutes pour bouffer. Malgré ça : ils râlent, ces flemmards. C’est quand même moi qui paie une grosse partie de leurs tickets restos. Tickets restos qu’ils utilisent pour s’acheter des trucs superflus au commerce du coin, soit dit en passant. Ils utilisent le même emballage pour me faire croire que c’est de la bouffe bio industrielle. J’ai repéré leur combine, mais je fais comme si de rien n’était. Je fais semblant de ne pas voir leur sandwich pain de mie-jambon préparé chez eux. Donc, malgré ça, ils me font la tête. Les ingrats !”.

“Il est parti en chialant”

Les myopes, astigmates, hypermétropes et autres presbytes prennent la nouvelle de cette prime de pénibilité avec joie salariale. A une très large majorité, ils font part de leur souffrance en raison de la buée qui voile leur vue, déjà déficiente. “Dans ma boîte, on a fait un test. Résultat, j’ai bousillé 10 machines en une seule journée. Normal, j’y vois que dalle à cause de la condensation qui se dépose sur les verres de mes put***s de lunettes. Mon patron a été compréhensif, mais il m’a prévenu qu’à partir de la 11ème machine cassée, ça sera prélevé de ma fiche de paie. L’agent d’assurance qui assure la société n’a pas eu cette patience. Ils nous a balancé notre contrat d’assurance à la figure quand la 4ème machine a été hors service. Il est parti en chialant. A 80.000 euros la machine : c’est humain de chialer toutes les larmes de son corps.”

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!