Plan de relance européen : la France cédera Paris et la Seine-Saint-Denis aux Pays-Bas si elle ne rembourse pas les aides reçues.

Publié à 5 heures du matin, un communiqué du siège de l’Union européenne à Bruxelles a fait savoir que la France cédera deux lieux mythiques du commerce de la drogue à l’un des pays dits frugaux, qui sont contre toutes subventions ou aides face à la crise provoquée par l’impitoyable Coronavirus.

Après quatre interminables journées de négociations, les 27 pays européens sont finalement tombés d’accord. Le groupe dit “gloutons solidaires” (Allemagne, France, Portugal, Espagne…) s’est félicité de cette aide, d’un montant de 750 milliards d’euros, visant à traverser l’épineuse crise créée par l’accablant Covid-19. Les états “gloutons solidaires” étaient fermement opposés à la rigueur du groupe de pays dits “frugaux” composé de la Hollande, de l’Autriche, de la Suède, de la Finlande et du Danemark. “Ils me font rire les gloutons (solidaires gloutons, ndlr). Ils veulent du fric comme ça, gratuitement. Même à Noël, ce n’est pas possible. Pour preuve, ma famille, quand je lui offre de l’argent, j’exige d’être remboursé”, confie un élu autrichien. Un élu néerlandais ajoute : “Ce n’est pas parce que la marijuana fait partie de notre culture qu’on n’arrive pas à savoir quand on veut nous la faire à l’envers. Même dans les vapes, nous sommes en pleine possession de nos moyens. Avant chaque réunion de l’UE, nous fumons, mais nous sommes habitués à la weed. Dès notre plus jeune âge, dans les cours du collège ou du primaire.”

“Beaucoup à apprendre de ces bouffeurs de chewing-gums hallucinogènes…”

Afin de s’assurer d’être dans le clan des gagnants, avec ou sans remboursement, les Pays-Bas ont reçu comme garantie de paiement la flamboyante Seine-Saint-Denis, mais également la luxueuse capitale française et sa mythique Colline du crack. “Les enflures ! Qu’ils prennent la colline, mais pas Paris et ses quartiers chics. Même avec les yeux rouges, les fumeurs de cannabis (néerlandais, ndlr) sont clairvoyants, analyse un parlementaire européen français. Nous avons beaucoup à apprendre de ces bouffeurs de chewing-gums hallucinogènes. Sous drogues douces : on négocie nettement mieux, c’est scientifique. Normal, ça rend parano, l’herbe. C’est pour ça qu’ils sont très forts dans les négociations, les lécheurs de sucettes au LSD.”

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“Un tailleur en toile de chanvre, même bio…”

Les franciliens sont dans l’incompréhension la plus totale face à cet accord hypothécaire, inédit dans l’histoire européenne. “Notre département compte énormément de sociétés très prometteuses. Pourquoi l’État est-il prêt à le céder aux Pays-Bas ? Certes, il y a des quartiers gangrenés par le trafic de drogue en Seine-Saint-Denis. La très grande majorité des habitants du 93 en ont marre des dealers. Toutes les villes de Seine-Saint-Denis ne sont pas des zones de non-droit. Tous les habitants ne sont pas des férus de drogues dures ou mêmes douces. Tous n’ont pas de casier judiciaire. La très grande majorité des jeunes étudie ou travaille honnêtement. Nous aussi, nous avons de très brillants diplômés. Il ne faut pas généraliser et ne pas avoir d’a prioris infondés sur notre beau département”, demande Abdelkrim, un startupper dont la prometteuse entreprise, spécialisée dans les nouvelles technologies de l’information, est basée dans un incubateur de Villetaneuse.

Même son de cloche chez une parisienne. “Vous avez vu comment elles sont habillées les hollandaises ? Elles portent des vêtements hippies depuis les années 60. Hors de question de se laisser bouffer sans mot dire, d’un point de vue vestimentaire, par les fumeuses de ganja (néerlandaises, ndlr). Pas question que je porte un tailleur en toile de chanvre, même bio, pour aller au travail“, prévient Séverine, une cadre supérieure du 8ème arrondissement de Paris, consommatrice occasionnelle de cocaïne premium tous les week-ends.

“Des put**** de snobs prétentieux”

Du côté du gouvernement néerlandais, c’est la satisfaction. Des distributions gratuites de cannabis sont organisées aujourd’hui à travers le territoire batave pour fêter l’accord “historique”, selon le gérant d’un coffee shop d’Amsterdam. “Avec les niveaux d’imposition que vous avez en France : il vous sera strictement impossible de rembourser. Nos entreprises paient 3% d’impôt sur les bénéfices et elles galèrent durant cette crise. J’imagine comment vos sociétés en bavent en ce moment. Il ne faut pas avoir fait une école de commerce de drogues ou l’École Nationale d’Amphétamines, notre ENA à nous en Hollande, pour le deviner. Avec cette crise, vos entreprises feront faillite, c’est certain. Paris sera à nous, une bonne fois pour toutes. Nous allons enfin assister à vos réunions à la con avec nos piercings et nos tatouages, sans avoir à les cacher, et sans voir à subir vos ricanements imbéciles. Chez nous, aux Pays-Bas, être percé ou tatoué est rentré dans les mœurs depuis belle lurette. Nous ne sommes pas des put**** de snobs prétentieux comme vous”, explique un ministre hollandais, après m’avoir montré fièrement ses tatouages sur la fesse droite.

Ainsi, Paris et la Seine-Saint-Denis seront propriétés des Pays-Bas si la France ne rembourse pas ses aides et subventions d’ici quelques années. “Nous essayons tant bien que mal d’éradiquer le commerce de la drogue et voilà que les hollandais légaliseront la beuh“, se désole un élu du 93.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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