Odeurs de soufre à Paris : « Les enflures de bobos en vélo vont encore dire que c’est de notre faute », se désolent les propriétaires de voitures diesel.

Les franciliens ont entamé leur tant désiré déconfinement sous les odeurs asphyxiantes de soufre “venues d’on ne sait où, comme si on n’avait pas assez d’emmerdes comme ça”, selon Airparif. Comme d’ordinaire coupables de tous les maux, les détenteurs de véhicules diesel ont décidé de réagir, de manière pacifique, mais ferme.

Paris somptueuse, mais Paris asphyxiée. Tel pourrait être le slogan du déconfinement historique qui a eu lieu de la nuit de dimanche à lundi. En effet, la veille de la délivrance des habitants d’Île-de-France, des effluves de soufre se sont propagées un peu partout à Paris et en banlieue.

“T’as vu leur regard orageux ?”

« Les enflures de bobos en vélo vont encore dire que c’est de notre faute. Dès qu’il y a un truc qui ne va pas dans l’atmosphère, on nous accuse injustement. Il faut savoir que les cyclistes polluent bien plus que nous quand ils s’époumonent à pédaler comme des dératés. Si tu calcules la quantité de CO² rejetée par une nana ou un mec à vélo, tu verras que c’est le double ou le triple de ce que rejette un moteur diesel, explique le propriétaire d’une voiture diesel, tout en subissant les regards accusateurs de cyclistes qui passent à côté de lui. T’as vu leur regard orageux ? C’est comme ça tous les jours, avec ou sans soufre dans l’air. Comme je n’ai pas de suie sur le visage, donc ces connards (les cyclistes, ndlr) savent que je roule en bagnole. Qu’ils veulent faire travailler leurs muscles, c’est leur droit. Mais moi, mon droit, c’est de conduire ma voiture. Contrairement à eux, je préfère avoir mes fringues propres et sèches quand j’arrive à destination. Mais chacun s’amuse comme il veut.”

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“Les divinités du raffinement sont contre nous”

Le service en charge de la promotion de Paris est au bord de la dépression. Ses agents ne comprennent pas pourquoi le sort s’acharne sur le standing de la ville lumière. “En plus d’avoir des théâtres et des boutiques de luxe vides, voilà que notre air, si pur d’ordinaire, est pollué. Les divinités du raffinement sont contre nous”, se désole le chargé de brochures touristiques en papier de soie avec agrafes en or 24 carats de la mairie.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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