Panique à Cannes : arrestations en série de clients partis sans régler leur addition lors de la folle cavalcade.

Fort heureusement, le mouvement de panique qui s’est déroulé à Cannes, le 10 août dernier, était une fausse alerte à la fusillade. Les seules victimes dénombrées sont les restaurateurs, les cafetiers et patrons de bars ou pubs qui ont vu leur chiffre d’affaire de la soirée partir en fumée.

Pensant à une fusillade, des centaines de personnes ont couru, affolées, à travers les rues de la ravissante ville de Cannes. Certaines d’entre elles ont laissé consommations et repas sur les tables des cafés et restaurants dans lesquels elles étaient paisiblement installées. “Confinement ou pas, les seules périodes où on fait des rentrées d’argent sont en été ou lors de l’élitiste Festival de Cannes. Là, j’avais ma terrasse pleine, j’étais heureux comme tout, mais ces enfoirés (clients, ndlr) se sont barrés sans payer. J’ai bien eu 3 clients qui sont venus le lendemain pour me régler leur addition de la veille, mais les autres ? Pas de nouvelles, évaporés comme par magie”, demande le propriétaire d’un restaurant de la corniche de Cannes.

“Ça court très vite les vacanciers”

Les autres, comme les appelle le patron du restaurant, ils se font arrêter petit à petit par les forces de l’ordre cannoises, depuis hier mardi. Le très grand nombre de caméras de surveillance a eu raison de la malhonnêteté ou de besoins d’économiser sur un verre ou un repas complet des contrevenants. Au total, pour la seule journée de mardi, ce sont près de 258 clients qui ont été emmenés, manu militari, au poste de police. En garde à vue, les opportunistes d’un soir se sont vu offrir repas chauds et collations. “On n’est pas rancuniers à Cannes. Mon beau-frère a un pub, malgré ça, je leur ai apporté des sandwichs aux personnes que j’ai alpaguées. Ça a été dur de les rattraper, les bougres. Ils ont cavalé comme des lapins. Même pendant leurs congés, payés soit dit en passant, ça court très vite les vacanciers. En 20 ans de métier, je n’avais jamais vu des touristes galoper à cette vitesse. Tout ça pour ne pas payer une addition”, explique un sympathique policier.

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“Au zonzon pour une coupe de glace chocolat-vanille… c’est fort de café”

Un client qui avait détalé, menotté à l’entrée de l’un des commissariats de la ville, indique : “Je comptais rembourser. Mais uniquement l’année prochaine. C’est que ce n’est pas donné des vacances sur la Côte d’Azur. Forcément, toute économie est bonne à prendre.”

L’analyse des enregistrements des caméras de surveillance continue et livre les clients en infraction. “Au zonzon pour une coupe de glace chocolat-vanille avec supplément chantilly, c’est fort de café”, s’insurge un cinquantenaire CSP++, cueilli dans sa chambre d’hôtel, à 4 heures du matin, par les forces de l’ordre. Un policier municipal se justifie : “Dans les autres villes, les gardes à vue commencent à 6 heures, mais le maire de Cannes a fait voter un décret pour autoriser les perquisitions et arrestations de malfaiteurs entre 2 heures du matin et minuit. Ça ne rigole pas avec monsieur le maire. Normal, il est de droite. Nous, ça nous fait davantage de boulot, mais la ville est plus sûre pour les citoyens honnêtes qui habitent ici ou ceux qui la visitent.”

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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