Netflix : Scorsese réalisera “The Retraiteman”, basé sur l’histoire de Delevoye.

Après le sublime “The Irishman”, Scorsese s’attaque à un autre univers impitoyable : les retraites. La future production Netflix sera disponible l’an prochain, selon le webmaster de la plateforme de streaming.

L’emblématique réalisateur italo-américain Martin Scorsese n’a jamais été aussi impatient de débuter un tournage. Des acteurs de La Valse des Pantins, Les Infiltrés, Main Streets, Les Affranchis ou Le Loup de Wall Street ont précisé n’avoir jamais vu une telle excitation dans ses yeux. “Il a vraiment hâte de tourner, ça se voit. Il ne quitte jamais sa caméra et le script du film, même sous la douche, il l’emporte, selon les potins qui circulent à Hollywood”, confie un figurant qui avait tourné dans plusieurs films du génial réalisateur.

Pendant l’interviewé, Martin Scorsese griffonne, rature et ajoute des lignes entières de notes sur le script de son prochain film, “The Retraiteman“. Nul besoin de préciser qu’il a hâte d’en découdre avec le scénario, afin de le rendre le plus réaliste possible avec l’œuvre originale. Son impétuosité se lit sur son visage. Il parcourt des yeux les feuilles A4 du scénario, tout en tapotant des pieds. Il chuchote, tout en lançant dans les airs des “Yes”, “Great“, “Good idea“.

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“De grands romantiques, vous, les français”

“Vous, les français, vous êtes des romantiques, même en politique. Merveilleux ! Tout est amour dans ce que vous faites. Un sujet comme les retraites, qui agite la société française, se transforme en une sorte d’histoire d’amour, avec toutes les conséquences que cela peut avoir. Votre Delevoye, il est magnifique, un vrai personnage de roman. Une telle carrure, c’est rare. La personne qui a fait le casting mérite une étoile à Hollywood. Je ne le connais pas personnellement, mais sa vie est digne d’une saga, avec des péripéties que l’on ne voit normalement que dans les œuvres imaginées par Hugo, de Balzac, Brontë, Dostoïevski, Tolstoï, Faulkner, Woolf, Kipling, Homère, Shakespeare, Kafka, Proust, ou Hemingway. Il y a de tout dans ce qui s’est passé dans votre réforme des retraites : de la fraternité, du dialogue, de l’écoute, de la sincérité, de l’attachement, de la confiance, du dévouement, de l’espoir, de l’impétuosité, des patrons, de puissants assureurs, des déchaînements de passion, du chagrin, des cris, des pleurs, des personnalités politiques, des manifestants en gilets jaunes, de la colère, des syndicats, de la révolte, des travailleurs, aussi, des péripéties. Et au final, l’invraisemblable retournement de situation, avec cette sorte de déception mêlée trahison. A savoir, cet IFPASS, qui a une liaison secrète avec Delevoye. Même dans mes rêves cinématographiques les plus fous, je n’aurais imaginé une telle intrigue. Vous êtes de grands romantiques, vous, les français.Il y a des sentiments dans tout ce que vous faites et j’adore ! La France est un magnifique studio de cinéma, c’est extraordinaire. Le baiser avec la langue ne s’appelle pas ‘French kiss’ par hasard”, indique malicieusement le réalisateur de légende.

“Une histoire digne des plus grandes mythologies grecques et latines”

“Aux USA, les pensions de retraite sont simples à expliquer : tu as du pognon, tu pourras te nourrir quand tu seras vieux. Mais si tu n’en n’as pas, tu crèveras dans la misère. C’est aussi simple que ça. Mais chez vous, en France, cela se transforme en une histoire digne des plus grandes mythologies grecques et latines. Tout devient sentimental, chez vous. J’ai vu à la télé des fonctionnaires et des salariés pleurer quand le journal Le Parisien a annoncé que votre Delevoye faisait des réunions au pôle formation de l’IFPASS. Ils semblaient inconsolables. Quand j’ai trompé ma femme, elle n’avait pas pleuré autant. Les sentiments ne devraient pas avoir leur place ni en politique ni dans le business”, conseille un trader de Wall Street.

“En secret, avec les professionnels de l’assurance”

Les salariés sont déprimés, accablés, furieux et déboussolés à la fois. Ils n’arrivent pas expliquer cette relation “inappropriée”, selon un élu LFI en couple avec une adhérente du Medef, entre le haut-commissaire qui porte le projet de réforme des retraites et l’IFPASS, l’Institut de formation de la Profession de l’Assurance. “Déjà que ma gonzesse me fait cocu avec mon patron. Voilà que le Delevoye roucoule, en secret, avec les professionnels de l’assurance. C’étaient des réunions formelles, mais c’est kif-kif bourricot. Il devait le dire. Par contre, j’ai dit à ma nana de ne rien me révéler au sujet de ses culbutes avec mon employeur. Je tiens à mon poste. En plus, si je change de boîte, c’est pas sûr que je sois le délégué syndical du personnel. Les promotions sont ardues dans le syndicalisme. Au final, j’en ai marre, bordel. Je suis à la fois triste et en colère, mais davantage déçu par cette histoire du Delevoye. Moi, c’est décidé. J’ai les nerfs à vif. Je vais me couper les burnes et qu’on me parle plus jamais de confiance, de sincérité, de transparence et d’autres conneries du genre. Pour moi, ça sera le grand rasage”, fait savoir un responsable syndical.

“Pas de quoi fouetter un syndicaliste”

“Cette affaire Delevoye n’en n’est pas une, il faut dire les choses comme elles sont. Il n’y a pas de quoi fouetter un syndicaliste. La politique, c’est comme l’amour ou les affaires, ce n’est pas un gang de requins. Cette histoire avec Delevoye, c’est comme si tu revoyais ton ex, mais que vous ne couchiez plus ensemble. Vous vous voyez dans un café, vous discutez du bon vieux temps, vous rigolez et basta, plus rien, ni pendant, ni après. Pas une levrette discrète dans une chambre d’hôtel éloignée du centre-ville, pas une fellation rapido presto ou un alléchant cunnilingus dans la voiture au 4ème sous-sol d’un parking, rien. Bien sûr, ton compagnon ou ta compagne, avec qui tu es casé, le prendra mal, mais s’il n’y a rien de physique, il n’y a pas trahison. T’as juste oublié de le dire, point barre. Un oubli, c’est humain, non ? Dans cette histoire, les salariés, du public et du privé, ont l’impression d’être cocus, mais non, ils ne le sont pas. Pareil pour les professions libérales. Ne le répète pas, mais les professions libérales sont doublement accablées, car dans leur métier, c’est eux qui culbutent, normalement. T’as vu les tarifs qu’ils fourrent à leurs clients ?, avec leurs airs snobs, en plus. Mais comme il n’y a pas d’uberisation dans leurs activités, ils peuvent se le permettre, d’être hautains. Malgré tout, la colère des professions libérales est légitime”, rassure une représentante du puissant Medef, à ne pas confondre avec la mafia patronale sicilienne Medefa, qui n’a aucun lien avec le groupement de riches employeurs de France.

The Irishman” est disponible sur Netflix.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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