Municipales : les pharmacies devront remplacer les médicaments par des plantes médicinales à Lyon, Bordeaux, Strasbourg et dans les autres villes remportées par les écologistes.

Il n’aura pas fallu beaucoup de temps pour remarquer les changements effectués par les nouveaux maires verts qui ont remporté, dimanche dernier, les élections aux municipales à Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Tours, Poitiers, Colombes, Annecy, Besançon et Grenoble. Le secteur de la santé est chamboulé, dès aujourd’hui, “en bien pour nos citoyens, même les pollueurs”, tient à faire savoir un élu municipal vert. Explications.

Publié le 30.06.2020 à 12h27mn. Mis à jour à 12h36mn.

Les écologistes et les produits non-naturels, cela fait deux. Près de 99% médicaments sont donc rayés de la liste des produits vendus dans les villes remportées par les élus écologistes pour qui la défense de l’environnement est le seul point de leur programme électoral. “Ça n’est que le début. Les gens n’ont encore rien vu, analyse un fabricant de composants pour centrales nucléaires. Les pharmaciens ont intérêt à se diversifier s’ils ne veulent pas finir sous les ponts, comme moi. Eux, au moins, ils pourront vendre du cannabis. C’est tant mieux pour eux. Ça mettra du beurre bio dans leurs épinards bio.”

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“C’est dur pour le moral”

Exit donc médicaments dits marque et génériques. Dès ce matin, les altruistes pharmaciens ne proposent que des alternatives issues à 100% des champs, des forêts ou des montagnes. “J’ai vendu tous les anxiolytiques, les antidépresseurs et les neuroleptiques qu’il me restait en stock aux chercheurs et aux techniciens des laboratoires pharmaceutiques. Se retrouver du jour au lendemain à travailler dans une usine d’aliments transformés, c’est dur pour le moral. Les usines qui fabriquent de la bouffe pour les pauvres, ce sont les seules structures qui engagent. Réussir à créer une tranche de jambon composée à 90% de saumure, c’est une prouesse qui demande des connaissances scientifiques pointues”, précise un pharmacien.

“Ces capitalistes de pharmaciens”

Les écologistes qui ont voté ces décrets municipaux relatifs à la suppression de la vente de médicaments dans les pharmacies sont aux anges. A présent qu’ils ont la majorité dans les conseils municipaux de leurs villes, ils peuvent appliquer leur politique comme bon leur semble. “Des dérogations sont prévues pour les hôpitaux et les cliniques, ainsi que pour les médicaments anticancéreux et autres maladies très graves. Dire que les plantes soignent le cancer : on passera pour des illuminés. Mais pour tout ce qui est des autres produits transformés, nous sommes contre, mais nous lâcherons du lest. Nous savons mettre de l’eau de source dans notre vin bio. Par contre, pour les médicaments vendus en pharmacie : hors de question de laisser ces molécules, même d’origines végétales ou minérales, être commercialisées dans les officines de ces capitalistes de pharmaciens. Mère Nature guérit tout, c’est prouvé scientifiquement. Et puis, pour répondre à nos détracteurs, qu’ils roulent en diesel ou non, je leur dirais que nos ancêtres de la préhistoire n’avaient pas besoin de médicaments en sirop, en gélules ou en comprimés pour se soigner. Comme remède, les plantes : y’a pas mieux. Et puis, dans plante médicinale, il y a médicinal. Le débat est clos. De toute façon, maintenant qu’on a la majorité : il n’y aura plus besoin de débat. Nous décidons, point barre de céréales sans OGM. Depuis des lustres, les politiques font semblant de nous écouter. Marre d’être caressés dans le sens du poil uniquement pour avoir nos voix. Là, on a les pleins pouvoirs. On fera ce qu’on voudra”, confie un élu écologiste.

“Potasser mes cours de phytothérapie”

Ne pouvant se permettre de fermer, du fait des faramineux montants des loyers, les pharmaciens ont tout de même réussi à s’adapter à cette mesure. “En 24h, j’ai mis tous les médicaments de ma pharmacie dans des cartons pour qu’ils soient recyclés. J’ai aussi acheté les stocks de plantes médicinales. J’en ai profité aussi pour potasser mes cours de phytothérapie. Il n’y avait qu’une vingtaine de pages au total, pas plus. J’ai eu mon diplôme il y a très longtemps, quand les cours étaient élaborés par les lobbies pharmaceutiques. S’il n’y avait pas le Serment de Galien, je ne me serais pas permis, mais ton bide n’a pas arrêté de faire du bruit pendant cette interview, mon p’tit. Tiens ! C’est de la gentiane, c’est bon pour la digestion. C’est cadeau”, m’indique un aimable pharmacien de 98 ans.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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