Immobilier : les loyers dans les villes écologistes seront indexés sur le prix au kilo du tofu.

Est-ce le monde d’après que les humanistes attendaient tant ? Il semblerait bien que oui. Les élus écologistes ont pris une mesure qui risque de heurter la sensibilité financière des propriétaires de biens locatifs. Un chamboulement inédit depuis le Baron Haussmann dans la longue histoire immobilière française.

Ils l’avaient promis, ils l’ont fait. Les élus écologistes ont voté les décrets permettant l’indexation des montants des loyers sur le prix au kilo du tofu. “J’ai lu leur programme en détail, et je n’ai pas vu cette mesure, confie un élu LaREM. J’ai pourtant pompé toutes leurs mesures liées à l’environnement, mais il n’y a aucune référence au tofu.”

Ainsi, les propriétaires devront revoir leurs loyers. Dès juillet prochain, leurs montants seront revus à la baisse, selon les estimations constatées au Marché de Gros Lyon-Corbas, situé dans la périphérie de la capitale française de la gastronomie.

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“Les socialistes, à côté, ce sont des libéraux…”

“A 8 balles le kilo, je crois que je vais vendre mes 20 appartements, se désole un petit propriétaire lyonnais. En plus, mes 3 restaurants me rapportent plus grand chose. Ceci, même avant le ruineux confinement. Les marges sont très petites dans les restaurants gastronomiques. On m’avait conseillé de transformer mes établissements en kebabs ou en pizzerias, mais hors de question ! Je servirai des tripes jusqu’à mon dernier souffle ! Cette mesure sur les loyers indexés sur le tofu ne fait pas mes affaires. D’autant, je ne croyais pas aux légendes urbaines qui disent que les écolos sont des cocos à vélo, mais là : je commence à me poser des questions. Les socialistes, à côté, ce sont des libéraux américains.”

“Une vraie bouffée d’oxygène”

Le son de cloche est très différent chez les étudiants et les personnes à bas salaires qui vivent à Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Tours, Poitiers, Colombes, Annecy, Besançon et Grenoble. “Je vais enfin pouvoir manger autre chose que des pâtes nature. C’est que ça coûte bonbon le loyer. Ça va me faire bizarre de remanger de la viande ou du poisson au déjeuner et au dîner, durant mes études. Pareil pour le lait au petit-déjeuner. Depuis que j’ai quitté ma petite ville pour m’installer dans une ville où il y a une université : je ne mange correctement que pendant les vacances, quand je rentre chez mes parents. Cette revalorisation des loyers à la baisse est une vraie bouffée d’oxygène”, confie un étudiant en sociologie.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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