La grippe demande à ne plus être comparée au “put*** d’arriviste de Coronavirus”.

Le virulent Coronavirus sème, malheureusement et injustement, le désastre aux quatre coins de la planète, au point de tourner en boucle dans les médias. Un intervenant de taille microscopique a tenu à mettre son grain de protéine S.

Tantôt comparé à un rhume, tantôt rapproché du dévastateur Ebola, l’impitoyable Coronavirus est cependant très largement mis en parallèle avec l’habituelle grippe, qui visite des millions d’organismes humains chaque année. Certains chroniqueurs télé, dont un médecin, évaluent les effets secondaires du virus, tout droit sorti d’une chauve-souris via un inoffensif pangolin, avec ceux de la ponctuelle grippe.

“Tristesse mêlée à une certaine colère”

“C’est très serré entre l’influenza A ou B (grippe, ndlr) et le Covid-19 (Coronavirus, ndlr). Tous deux provoquent fièvres, toux, gênes respiratoires, fatigue et douleurs au thorax. Même si le Covid-19 est plus lent dans le geste, car il met de 5 à 14 jours pour son incubation, il provoque des ravages bien plus importants que ceux de la grippe. La durée d’incubation pour une grippe est de 24 à 48 heures. C’est comme un tennisman qui ne se déplace pas vite, mais qui a un smash de folie. Si je devais parier, je ne saurais pas si un patient a la grippe ou le Coronavirus”, confie un médecin du sport, tout en remplissant une grille de pari sportif en e-sport.

Publicité
Booking.com

Le match Grippe-Coronavirus provoque donc débats et prises de bec dans les journaux des chaînes d’information en continu. C’est assez pour faire sortir la grippe de sa légendaire réserve. Pour la première fois de sa très longue histoire, la grippe a accepté de donner une interview, en exclusivité pour lepigramme.fr, afin d’exprimer sa “tristesse mêlée à une certaine colère” d’être sans cesse comparée à “l’apocalyptique Coronavirus”, alors qu’il y a des différences entre eux.

“Lâchez-moi les ARN sous-génomiques !”

“Les organismes des petits vieux sont allergiques à la fièvre que je provoque, oui, je ne le nie pas. Comme l’autre enflure d’arriviste (Coronavirus, ndlr), certes, mais dois-je en faire les frais ?, demande la grippe. Et puis, mes ancêtres (follette ou horion, ndlr) ont fait davantage de dégâts corporels que moi. A part le parchemin et le bouche-à-oreille, il n’y avait pas de médias, à l’époque, c’est pour ça que les gens l’ont oublié. Certes, au Moyen-âge, les gens les comparaient à la peste, mais quand même, ce n’est pas une raison pour parler de moi dès qu’il y a un flash spécial ou un JT sur ce put*** d’arriviste de Coronavirus. Aussi, je demande à ce que tout cela cesse. Mon message est clair comme de l’alcool à 90°. Médias, consultants et badauds : lâchez-moi les ARN sous-génomiques !, une bonne fois pour toutes, sacré nom d’un vaccin ! Sincèrement, moralement, je suis à bout.”

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!