Fin des marchés à Paris : faire son footing jusqu’au producteur est-il autorisé ?

Avec le durcissement du confinement, les marchés ouverts ne seront autorisés qu’avec une dérogation du maire. La mairie de Paris a déjà prévenu qu’elle s’opposait à tout marché en plein air.

Durant le temps du confinement, il ne sera plus possible aux parisiens de faire leurs courses dans les marchés ouverts de la capitale. “Je ne sais pas si c’est à cause de la cohue qu’il y a dans le métro, mais les parisiens s’entassent de manière machinale, peu importe l’endroit où ils se trouvent”, analyse un sociologue.

“Droit à une belle prune”

“Put*** !, j’étais à 2 kilomètres d’acheter des fraises et je me suis fait choper par les flics. Non, pas les gendarmes, les flics. Ils m’ont suivi jusque dans le champ d’un petit producteur local. J’avais cru les avoir semés dans la forêt de Rambouillet, mais non. Pareil dans le Parc naturel régional du Perche, ils étaient à mes basques, tout le temps. Ils sont coriaces, les bougres. Et surtout, ils sont en pleine forme. Résultat, je suis rentré sans légumes et sans fruits, non plus. J’ai juste eu droit à une belle prune (amende de 135 euros, ndlr)”, se désole un sportif du dimanche, qui a repris le sport, par pur hasard, le même jour que l’instauration du confinement.

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Ainsi, de petits malins avait trouvé un subterfuge, dès l’annonce du Premier ministre, mais le gouvernement y a mis son holà.

“Je fais comment pour survivre ?”

Ainsi, les adeptes de running ne pourront pas s’approvisionner en produits du terroir directement chez le producteur. “Je fais comment pour survivre ?, demande un affable et vaillant fermier. Il reste la grande distribution, mais vendre mes patates à 10 euros, je suis certain que je ne serai pas rentable. Mais non, pas 10 euros le kilo : 10 euros la tonne. T’es vraiment un gars de la ville, le reporter de lepigramme.fr, ça se voit. Tu ne connais rien à l’agriculture. Mais ce n’est pas de ta faute si t’es un couillon, je ne t’en veux pas. Je n’en veux pas non plus aux petits cons qui ne respectaient pas les 2 mètres de distance, quand je vendais mes légumes dans les marchés parisiens. Quand j’ai commencé à leur balancer des navets sur la tronche, ils avaient compris. Ils ont pas été rancuniers. Pour preuve, ils m’ont remercié après, quand l’épidémie a amplifié et qu’ils n’ont pas été contaminés”

 

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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