Emoji drapeau breton : les bretons invités à faire valider l’ultime formalité vers l’indépendance de la Bretagne grâce au hashtag #emojibzh.

Étape importante, et même quasi-obligatoire, pour consolider le dossier de demande d’indépendance de la Bretagne auprès de l’Union européenne et de l’ONU, les bretons se ruent, comme sur un menu galette saucisse-chouchen, sur leurs claviers pour tapoter le hashtag #emojibzh, avec espoir et frénésie. La date butoir étant fixée au 9 février prochain pour passer cette dernière étape avant officialisation.

Les bretons veulent l’indépendance de leur celtique territoire et ils sont “tout près d’atteindre leur séculaire rêve”, selon un historien. Les réseaux sociaux étant un pouvoir à part entière, les internautes cliquent à tout-va et postent des messages, des plus sérieux au plus farfelus, contenant le hashtag #emojibzh, afin de faire valider le drapeau breton par les community managers des réseaux sociaux les plus influents, comme Twitter et Facebook, par exemple.

“C’est vraiment pas juste”

“Les gens n’ont que Twitter, Facebook et Instagram à la bouche. Et mon Whaller, c’est du boudin ?, avec tout le respect que j’ai pour nos produits du terroir. Mais il faut comprendre mon harassement. On se crame les yeux en face de nos écrans d’ordi 20h/24, afin de créer un réseau social vertueux, Made in France de surcroît, dont les données personnelles appartiennent à leurs utilisateurs, et uniquement à eux, et les médias oublient à chaque fois de parler de nous dans leurs articles. C’est vraiment pas juste”, se désole l’un des co-fondateurs du réseaux social français Whaller.com.

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“Sacré nom d’un parisien centraliste !”

Alors que dans le passé, ils avaient frôlé l’indépendance à maintes reprises, il semblerait que cette fois-ci soit la bonne, selon un maire breton, dont le menhir de la place de son village attire des millions de touristes chaque année. “Les divinités celtes nous ont créés à l’image de nos emblématiques menhirs : majestueux, robustes et colossaux, confie avec fierté le maire, tout en me montrant son sexe, sans que je le lui demande. Ce n’est pas une légende que nous, les bretons, nous sommes bien membrés. Notre détermination est colossale, elle aussi. On l’aura notre indépendance, sacré nom d’un élu parlementaire centraliste ! Tu peux publier la photo de mon zgeg, si tu veux. Les gens savent que nous ne mentons jamais, nous les bretons, mais avec une photo, tes lecteurs de lepigramme.fr auront une preuve supplémentaire que je dis vrai, au sujet de notre colossale détermination à obtenir l’indépendance de la Bretagne. Vive la Bretagne et vive l’amitié franco-bretonne !”.

“Lemoji renforce le dossier de candidature

Les instances de l’UE, et également de l’ONU, sont formelles. La validation de l’emoji bzh facilitera l’indépendance de la Bretagne. Selon un élu, proche des lobbyistes de l’industrie de la fabrication de drapeaux, l’emoji renforce le dossier de candidature, du fait de l’importante place prise par les réseaux sociaux en politique. “Il faut savoir que les réseaux sociaux seront bientôt le 4ème pouvoir. Ils passeront devant la presse, c’est certain. Sur les réseaux sociaux, même avec des diplômes universitaires de sciences politiques ou de journalisme, un politique ou un journaliste se feront toujours moucher par le premier boutonneux venu. Pour en revenir au dossier de la Bretagne. Dès que l’emoji du drapeau breton sera validé définitivement par les réseaux sociaux : 95% du travail sera fait par les indépendantistes. Le reste sera une simple formalité administrative”, explique-t-il.

“Un club breton en Ligue des champions à chaque édition

Dès le premier jour, le hashtag #emojibzh est déjà en top tendances sur Twitter. La Bretagne est donc en passe de réaliser son rêve d’autonomie et d’affranchissement. “Au moins, on sera sûrs d’avoir un club breton en Ligue des Champions à chaque édition. On ne sera plus obligés de joueur le maintien et de faire le yo-yo entre la Ligue 1 et la Ligue 2, chaque année. On mérite notre place en Ligue des Champions. Il y a 11 hermines sur notre magistral Gwenn ha Du, comme les 11 joueurs de foot présents sur le terrain, ce n’est pas par hasard. La Bretagne est une nation de football, tient à préciser un fan de foot lensois. Dire qu’on a manifesté des années durant, sous le soleil, sans une goutte de pluie qui tombe, et voilà qu’il aura suffi d’un dièse (hashtag, ndlr) sur leur internet pour réussir là où nous avions malheureusement échoué. Malgré leurs airs prétentieux, ils sont vraiment très forts ces petits cons (jeunes, ndlr)“.

“Comme si on n’avait pas assez de problèmes, au gouvernement, voilà que les coriaces bretons s’y mettent. On a assez à faire avec les obstinés Gilets jaunes et les entêtés syndicats”, relate un ministre.

 

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

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