Déconfinement – Mariages : les personnes qui se marieront pour la première fois seront prioritaires sur les 2ndes et 3èmes noces.

Anxieux, voire paniqués, de ne pas récupérer les avances non-remboursables données aux traiteurs, boutiques de robes de mariées, wedding planners et autres prestataires de salles, les mariés, jeunes ou non, se sont demandés s’ils pouvaient (enfin) célébrer leur union devant la famille, les amis et les relations professionnelles invitées pour l’occasion. Une nouvelle va les réjouir, du moins certains d’entre eux. Explications.

Depuis le 2 juin, les mariages peuvent être à nouveau célébrés par les tourtereaux. Idem pour les amoureuses et amoureux pacsés. En effet, les PACS peuvent être enregistrés dans toutes les mairies de France métropolitaine et des DOM-TOM. “Selon les mairies, les mariages sont célébrés et les PACS sont enregistrés. C’est écrit mot pour mot dans leurs formulaires de mes deux. Pour le romantisme, on repassera. Pour la sensualité et la libido, on repassera aussi. Ce n’est pas sérieux du tout ! Je comprends que les procédures dans les services administratifs des mairies soient carrées, mais dire que les PACS, ça s’enregistre : il y a de quoi débander net”, prévient un sympathique futur pacsé, avant d’expliquer qu’il effectuera une séance d’hypnose pour tenter d’oublier le terme “enregistrer” afin d’être fin prêt lors de la nuit de noce, et ainsi honorer comme il se doit sa moitié.

“L’amour dure plus que 3 ans”

Malgré le déconfinement, malgré la divine devise d’égalité de la République et malgré la réouverture des établissements publics, tous les amoureux ne seront pas logés à la même enseigne matrimoniale. Ainsi, les personnes qui se marient pour la première fois seront prioritaires sur celles qui convoleront en secondes, troisièmes ou quatrièmes noces, et plus si antagonismes. Les autorités administratives expliquent cette décision du fait que les personnes en secondes et troisièmes noces ont déjà connues “l’euphorie de la bague au doigt” et “qu’attendre une année de plus sera davantage supportable comparativement aux hypersensibles et capricieux mariés qui s’uniront pour la première fois”.

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“C’est compréhensible et logique, leur décision. De mémoire, je dois en être à mon 8ème mariage. Les utopistes qui vont s’unir, et qui croient encore que l’amour dure plus que 3 ans, ont bien le droit de rêver. Par les temps qui courent, entre la crise, l’insécurité et les épidémies, l’onirisme n’est pas de trop”, philosophe la serial bride (mariée en série).

“Cocu, d’ici quelques années”

Les futurs récidivistes, qui repartiront pour un second, troisième ou quatrième tour nuptial, devront s’armer de patience sentimentale et amoureuse. Les amants ne pourront se dire oui, devant les élus de leur mairie, qu’à partir de l’année prochaine. Du fait du trop-plein de demande constaté dans toutes les mairies du pays en raison du confinement historique qu’à vécu le pays. “Purée, j’en peux plus. J’ai eu 3 mois de répit, ce n’est pas beaucoup. Mon enflure de supérieur (maire, ndlr) n’est presque jamais présente dans notre ville. Depuis qu’il a été élu parlementaire, il ne quitte plus Paris. J’aime mon métier, et pas uniquement pour la sécurité de l’emploi, mais le problème, pendant les mariages, c’est qu’il faut sourire tout le temps. Si je ne souris pas, je me ferai engueuler par le marié ou la mariée qui se sera fait cocu, d’ici quelques années. Ça arrive plus que vous ne le pensez, malheureusement. Pour les soufflantes qu’on se reçoit, ce n’est pas une blague. Dès qu’il y a un divorce, les cocus reviennent me dire que c’est moi qui leur a porté la scoumoune, car mon rictus n’était pas assez grand, le jour du mariage en maire. Purée, je vais avoir encore plus de rides”, se désole une adjointe au maire.

“Connerie de laïcité !”

“Nous, nous avons réglé le problème il y a plusieurs siècles. Les pêcheurs et les catins (divorcés, ndlr) qui veulent se remarier, après un premier mariage, n’ont pas droit de pénétrer dans nos enceintes. Il y a ces satanées mairies pour les recueillir. Connerie de laïcité ! La miséricorde a des limites, sacré nom d’un protestant. C’est un comble, quand même. Ces démoniaques mairies et ces ingrates d’églises protestantes sont remplies à ras-bord, alors que nos églises catholiques, tout juste remplies à Noël, à la Toussaint ou à Pâques, étaient là avant elles”, sermonne un affable évêque.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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