Coronavirus : que valent vraiment les masques sertis de diamants 24 carats sur-mesure que Monaco distribuera à ses résidents ?

Alors que la France entière attend fiévreusement ses commandes de masques, la cossue et nantie Principauté de Monaco va offrir, sur un plateau d’argent, des masques à ses résidents, qu’ils soient fortunés ou aisés. Mais que valent vraiment ces masques 24 carats ? Un expert en virologie de masse nous répond.

Les citoyens de France attendent désespérément leurs salvateurs masques, mais les habitants de Monaco les devanceront. Ainsi, la principauté, comme à son habitude, va chouchouter ses petites centaines de résidents. “Nous n’avons pas plusieurs millions d’habitants, donc nous pouvons nous permettre de mettre les petits plats dans les grands. En fait, même si notre principauté comptait 100 millions d’habitants, notre nation aurait les moyens d’offrir des masques 24 carats. Que voulez-vous, on est riche ou on ne l’est pas, il n’y a pas à chercher”, analyse un interne de l’hôpital de Monaco, avant de monter dans sa Lamborghini de fonction pour rejoindre son imposant bateau arrimé dans le Yacht Club de la ville.

“Savant et onéreux mélange de soie, de coton de l’Himalaya…”

Les masques qui seront donnés aux habitants monégasques, validés par un centre agréé, ont été réalisés par un grand nom de la haute couture. “Vous (les français, ndlr), vous avez des masques avec de vulgaires élastiques, mais ce n’est pas concevable à Monaco. Nous avons un standing à tenir. La santé, oui, mais pas n’importe comment”, fait savoir le designer mode en charge de la production de masques monégasques de protection contre le Coronavirus.

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Élaborés à base d’un savant et onéreux mélange de soie, de coton de l’Himalaya, de poils pubiens de bœuf musqué de l’Arctique et de fibres de safran, ces masques sont sertis de diamants 24 carats, spécialement importés d’une mine appartenant à l’un des riches résidents monégasques. “Un conseil, le reporter de lepigramme.fr, n’épilogue pas trop sur la mine de diamant, dans ton article. On n’aimerait pas à avoir à te bétonner les pieds et à te jeter dans la baie. On en a éliminé pour moins que ça, confie un chargé de mission de l’Office de tourisme de Monaco. On préfère prévenir, au cas où tu aurais la dactylographie trop bavarde. Le maître-mot à Monaco, c’est la discrétion, c’est de notoriété publique. En plus, on t’apprécie dans le coin, même si c’est la première fois que tu viens à Monaco. Pour une fois qu’un journaliste vient chez nous pour parler d’autre chose qu’un sempiternel article sur le Festival du Cirque de Monte-Carlo diffusé sur France 3, sur le Grand Prix de Formule 1 qui cause des AVC aux petits vieux fortunés du coin ou sur les exilés fiscaux qui font des bras d’honneur en direction de la France, le matin au réveil, depuis leur balcon, on est ravis de t’avoir chez nous. Mais évite de trop parler de la mine de diamant. La population du pays en question pense que c’est une mine de charbon qu’elle a dans ses sous-sols. Nous, on se mêle jamais de politique. On a assez de problèmes comme ça en ce moment. Tu te rends compte qu’on ne peut plus voyager, c’est horrible de rester dans son triplex. Vraiment, c’est intenable, ce confinement”.

“Ici, c’est Monaco !

Un expert en virologie estime que ces masques sont d’une “très grande qualité”. Selon lui, ils feront barrage au virulent Coronavirus de façon optimale. “Ils ont mis une triple couche de coton de l’Himalaya. Ce coton est très rare. T’auras plus de chance de choper la chaude-pisse avec ton zizi recouvert par 4 capotes que de mettre la main sur du coton de l’Himalaya tellement c’est dur d’en trouver”, fait savoir le spécialiste.

Bien que blasés, du fait de leur train de vie digne d’un sénateur-maire-président de Conseil de région, les monégasques sont ravis. “Ici, c’est Monaco ! Notre stade (Stade Louis II, ndlr) n’est jamais rempli, mais c’est pas les autres abrutis (français fans de clubs de Ligue 1-Conforama, payez en 4 fois sans frais, ndlr), qui se moquent d’habitude de nous, qui porteront des masques bien plus chers que leurs bagnoles”, analyse un fan de l’AS Monaco qui évolue dans le championnat français.

Le Coronavirus effraie les bourges

“De tous les paradis fiscaux, pas un seul n’aura des masques aussi chics que les nôtres, sacré nom d’un impôt sur la fortune ! Normal, Monaco va faire la une de tous les magazines people et de mode. Bon, il y aura aussi des journaux et des magazines populaires, parlant de politique et de société prolétarienne, qui publieront des photos de nos habitants allant faire leurs courses dans l’une de nos nombreuses boutiques de prêt-à-porter de luxe, de bijouterie ou de concession de voitures haut de gamme. Je vois déjà leurs unes de couvertures, à ces faquins, avec des titres méprisants comme ‘Les riches ont les chocottes’, ‘Peur sur Monaco’ ou encore ‘Le Coronavirus effraie les bourges’. Mais nous sommes habitués à provoquer la jalousie et l’envie. Ces calomnies nous effleurent comme la brise effleure la peau lors d’un cocktail VIP dans le jardin d’un palace de luxe privatisé pour l’occasion”, philosophe un ouvrier monégasque, tout se faisant prendre les mesures de son visage par un couturier de renommée à l’international.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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