Bac S – Bac ES : “Coefficient 0,5 aux épreuves de maths si Villani ne retire pas sa candidature à la Mairie de Paris”, menace En Marche.

Les élections relatives à la course vers le fauteuil Louis XIV du pittoresque poste de Maire de Paris pourraient créer une révolution dans le domaine de l’enseignement. Explications.

Alors que les dizaines de candidats ont délaissé leurs bureaux chauffés pour affronter le froid glacial présent sur les marchés parisiens, les mathématiciens s’arrachent le peu de cheveux qu’ils leur restent. “On n’a rien sans rien. Nous, au moins, nous utilisons nos neurones à 100% de leurs capacités. Forcément, avec l’angoisse de ne pas résoudre nos équations, nos cheveux tombent. C’est pas comme les autres fainéants (manuels, ndlr), qui utilisent seulement 25% de leurs capacités neuronales, sans vouloir être condescendant avec les Bac+2 ou niveau Master2, grand maximum”, analyse un professeur multi-agrégé en mathématiques hypercomplexes.

“C’est pire que la suppression totale des maths du programme”

La campagne électorale, pour le tant convoité poste de Maire de Paris, se poursuit dans les traditionnelles cascades des mêmes et sempiternels noms d’oiseaux et autres coups de bluffs ou promesses qui ne seront jamais tenues. “C’est comme quand tu dragues. Tu promets monts et merveilles, tu fais rêver, tu dis ce que la personne que tu veux mettre dans ton pieu veut entendre. Mais dès que t’as conclu (forniqué, ndlr), t’en a plus rien à foutre, tu passes à autre chose. Regarde, le reporter de lepigramme.fr, je ne mens pas. Matte ces graphes, c’est marqué noir sur blanc”, explique un analyste d’un grand institut de sondage.

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Néanmoins, une candidature pourrait semer le trouble dans un secteur bien plus logique que celui de la politique. Face au doublon des deux candidats LaREM, les dirigeants du mouvement menacent de représailles Cédric Villani. “Soit le petit génie retire sa candidature et il retourne sagement à ses équations à 900 inconnues, soit on sucrera les mathématiques du programme du Bac. Pour les élèves du Bac S, on mettra coefficient à 0,5 pour les maths. Pour un mathématicien, un faible coefficient pour les maths, c’est pire que la suppression totale des maths du programme. A l’ENA, on nous a appris à connaître les points faibles des adversaires politiques. C’est dans le cursus, dès la première année”, confie fièrement un cadre du mouvement de la majorité.

“Sacré nom d’un littéraire !”

Le plus intelligent, surnom affectueusement donné à Cédric Villani par son concurrent Benjamin Griveaux, n’a pas encore communiqué sur le sujet. Cependant, les mathématiciens interrogés, entre deux appliquées séances de calculs algorithmiques de nombres rationnellement complexes, ne cachent pas leur effroi, mêlé à une certaine panique, dissimulée par pudeur connexe. “Les maths, c’est sacré ! En plus, comment va-t-on résoudre cette saloperie de Big-Bang sans la vivacité d’esprit des petits cons (étudiants, ndlr) ? On ne se laissera pas faire ! Sacré nom d’un littéraire !, avec tout le respect que j’ai pour les personnes qui ont un raisonnement abstrait, dénué de toute logique, fondé sur l’intuition et la rêverie. En plus, nous comptons sur les futurs diplômés. Avec les nouvelles technologies, leur cerveau est bien plus développé que ceux des générations précédentes de chercheurs. Il n’y a qu’à voir la vitesse à laquelle ces petits connards (jeunes, ndlr) tapotent sur leurs smartphones ou bien la vitesse à laquelle ces petits couillons (jeunes, ndlr) terminent les jeux vidéo. Nous avons besoins des petits cons qui étudieront les sciences dans les années à venir. Sans le coefficient 7 en maths au Bac S, cela sera impossible d’avoir les meilleurs sur les bancs des universités et des grandes écoles d’ingénieurs. C’est comme pour la théorie de Darwin : sans une sélection ardue, les plus faibles côtoieront les meilleurs. Rationnellement et arithmétiquement, ça mènera à la disparition définitive de l’être humain sur Terre. On ne trouve pas la formule chimique d’un médicament avec un poème, avec tout le respect que j’ai pour ces étourdis de romantiques”, synthétise un éminent professeur de mathématiques d’une prestigieuse université parisienne.

“Quel gâchis !”

Les lycéens sont partagés. Les plus nuls en maths espèrent que l’électron libre d’En Marche poursuivra sa course électorale. “Entre Netflix, FilmoTV, BeIN Sports, RMC Sport, Canal+, Youporn, Jacquie & Michel, Pornhub, Snapchat, Twitch, Fortnite et Call of Duty, comment veux-tu que je trouve du temps pour apprendre ?”, me demande, avec cohérence, un élève de seconde.

“Toutes ces nuits durant lesquelles je me suis privé de Netflix, FilmoTV, BeIN Sports, RMC Sport, Canal+, Youporn, Jacquie & Michel, Snapchat, Pornhub, Twitch, Fortnite et Call of Duty, uniquement pour réviser les maths. Quel gâchis !”, fait savoir, avec cohérence, un élève de terminale S.

“Atteindre l’excellence

Du côté du Ministère de l’Education nationale, mais également chez son aîné, le Ministère de l’Enseignement supérieur, c’est la désolation.Les autres pays foutent des coefficients de 15 ou 20 aux matières de mathématiques ou de physique, pour atteindre l’excellence, et nous, alors qu’on est tout juste à 7 ou à 9, grand max, ils veulent encore faire baisser ce put*** de coeff de mes deux ? Non, non et non !“, vocifère un haut fonctionnaire du ministère de l’Éducation nationale.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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