Réforme des retraites : les chevaux galoperont et trotteront à vide en raison de la grève des jockeys et des drivers.

Un acteur de taille rejoint le mouvement social historique dû à la réforme des retraites. Les jockeys et les drivers ont décidé de faire grève. Conséquence, aussi inédite qu’inouïe, dans le monde hippique : les chevaux partiront à vide lors des courses.

L’impressionnante grève qui sévit en France n’est pas prête de se terminer. En plus des cheminots et autres fonctionnaires, des inépuisables Gilets jaunes et des salariés du privé qui ont les moyens de ne pas aller au travail afin de protester contre la réforme des retraites, c’est au tour des attendrissants jockeys et drivers d’entrer dans la danse protestataire.

“Nous sommes très à cheval sur les principes”

“On fait grève, mais c’est pas sûr qu’on aille manifester. T’as vu la taille des CRS. D’un coup de matraque, ils nous feront faire des sauts de 10 mètres. On ne craint pas les LBD, c’est déjà ça, mais quand même. Les CRS visent uniquement à partir de la tête. Taille de la tête moyenne nationale, c’est-à-dire 1m70. Nous, on risque rien, vu qu’on mesure 1m10 en moyenne dans notre secteur d’activité. On préfère ne pas prendre de risques. C’est dur de monter un cheval avec un seul œil. Dans les lignes droites, ça va, mais dans les virages, c’est très risqué, explique un sympathique jockey en casaque jaune lors de la grève, accompagné d’un sublime mannequin de mode. Je vois à ton regard que ça t’en bouche un coin que je me tape un top-modèle. C’est clair qu’on gagne moins que les stars de foot, mais quand tu vois nos gonzesses, on ne les jalouse pas. Pour en revenir à notre grève, nous défendrons nos droits à la retraite jusqu’au poteau d’arrivée, à bride abattue. Nous sommes très à cheval sur les principes, nous ne courberons pas l’échine. Il n’y aura pas de photo finish acceptée, non plus. Nos revendications ne finiront pas les 4 fers en l’air”.

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“Les petits cons !”

Ainsi, les courses se dérouleront avec la présence des seuls chevaux de course dans les hippodromes. Les entraîneurs sont au bord de l’implosion émotionnelle. Une première dans les annales des courses hippiques dans le monde. “Les petits cons ! Les petites enflures ! Les petits enfoirés ! Les petits connards !, fait savoir un célèbre entraîneur. Déjà que mon canasson est difficile à maîtriser, car cette saloperie de bestiole est toujours en rut. Si, en plus, mon jockey fait grève, je ne sais pas comment je vais m’en sortir lors des prochains prix. Je ne vais pas le monter, je pèse 120 kilos. Dire que les jockeys que j’emploie voulaient postuler à Fort Boyard et que je les en ai empêchés. Tu sais combien ils sont payés par mois ? Je ne vais pas te le dire pour que tes lecteurs de lepigramme.fr ne me portent pas la poisse. On est très superstitieux dans la profession. Pourquoi je porte ce collier avec d’accroché dessus un fer-à-cheval d’après toi ? C’est pas pour faire joli. Non, les jockeys et les drivers doivent retirer leurs œillères et reprendre le travail et au plus vite”.

“On va tous finir sur la paille”

“Un sulky sans driver dessus ou un cheval sans jockey, c’est du jamais-vu. Tu leur mets le pied à l’étrier, tu prends du temps pour les élever, tu te réveilles à pas d’heure pour les nourrir, les entraîner et leur donner toute l’attention possible et imaginable, au détriment de ta vie familiale, on leur lâche la bride pour aller faire la fête avec les riches rentières et les aristocrates après les grands prix, et c’est comme ça que mes jockeys et mes drivers me remercient ? En même temps, je dois rester calme et mâcher mon mors, en silence. Je les ai connus depuis qu’ils mesuraient 80 cm, donc, forcément, je ne peux pas leur en vouloir à 100% à ces têtes de mules, mais tout de même, j’ai de quoi avoir les nerfs. Pour preuve, j’ai eu une fièvre de cheval en me réveillant ce matin, tellement cette grève m’a foutu le moral à zéro. J’en ai eu la chiasse, tellement ça m’a rendu nerveux. Je suis allé à la selle 8 fois depuis ce matin, tellement ils me font tourner en bourrique avec leur grève. On va tous finir sur la paille s’ils continuent leur foutue grève”, explique un entraîneur de jockeys et de drivers de trot attelé.

“Sueurs froides aux parieurs”

Selon un expert, les chevaux franchiront les obstacles plus facilement sans la présence, pourtant légère, des jockeys. “Mais sur les lignes droites, il faut savoir que les jockeys empêchent les bourrins de stopper net leurs courses pour brouter. Sans eux, il ne faudra pas s’étonner de voir les chevaux se gaver de pelouse, tranquille, à la fraîche. Il faudra voir le bon côté des choses : cela donnera davantage de suspens et de sueurs froides aux parieurs. Les taux d’adrénaline grimperont en flèche dans les hippodromes et les PMU”, analyse un pronostiqueur hippique.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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