Brexit : les lords anglais rétablissent le droit de cuissage en Ecosse et en Irlande du Nord en votant à une large majorité la Prima Nocta.

Suite à la victoire du oui au referendum, et sans même avoir attendu la sortie officielle de l’UE, avec la cérémonie fastueuse et médiatisée inhérente à ce genre d’événement, les lords anglais ont voté la première loi de l’après Brexit. Un décret qui va faire jaser, essentiellement auprès des citoyens britanniques plus romantiques.

La sortie du Royaume-Uni de l’UE est entrée dans les mœurs politiques. Les citoyens britanniques se sont faits à l’idée de ne plus faire partie de la grande et unie famille européenne. “Ne serait-ce que pour sortir une testicule en dehors de nos frontières vers l’Europe, il me faut maintenant un put*** de visa. Comme si on n’avait pas assez de problèmes comme ça, voilà maintenant que les lords anglais nous font revenir au Moyen Age, avec leur droit de cuissage et de jambage, le soir des noces. On a beau dire que nous sommes contre, personne ne nous écoute. De toute façon, on ne nous a jamais écoutés dans toute notre histoire. Il y a bien eu une seule fois, mais c’était il y a longtemps, quand Breaveheart était encore en vie, paix à sa révolutionnaire âme, que les anglais se taisaient quand on ouvrait la bouche. Maintenant, les anglais prêtent l’oreille à ce qu’on dit uniquement quand on leur vend du whisky que l’on produit”, explique un commerçant écossais.

“Droit de vie ou de mort, donc aussi de cuissage”

Cette loi, qui cause un affolement auprès des écossais, mais également auprès des irlandais du Nord, est le rétablissement du droit de cuissage. Ainsi, les lords anglais pourront passer la première nuit, la Prima nocta, avec toute nouvelle épouse, en pays d’Ecosse ou d’Irlande du Nord, le soir des noces. “Constitutionnellement, tous les pays faisant partie du Commonwealth sont sous l’autorité des lords. Ils ont droit de vie ou de mort, donc aussi de cuissage et de jambage, sur les sujets qui vivent sur leurs terres. Avec les aménagements du territoire, et surtout, avec le Brexit, les habitants appartiennent de droit au lord de leur périmètre, mais ils ne sont pas au courant, les cons ! De toute façon, soit ils obéissent, soit ils partent au cachot de la Tour de Londres ou d’une autre ville britannique. Ils ont rouvert plein de vieux cachots”, indique un Professeur universitaire, spécialisé en histoire médiévale, auteur du best-seller “Le droit de cuissage en Angleterre : du Moyen Age à nos jours”.

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Les futurs mariés des pays du Commonwealth seront également concernés par cette nouvelle loi. “On est gentils, on gueule jamais, mais il y a des limites”, chipote un canadien.

“Saloperie de Brexit !”

“Le lord anglais qui va se taper ma fiancée, le soir de notre mariage, se fera bien avoir. Je ne le lui ai pas dit au lord de mon district, mais elle n’est plus vierge. Ça lui fera les pieds à ce connard. Je ne suis pas pour le droit de cuissage, mais je ne peux rien dire, sinon je finirai en prison. Saloperie de Brexit ! Dire que j’ai voté ‘oui’ à ce satané Brexit de mes deux. Sans l’UE, qui va nous défendre maintenant ? Lors de la campagne pour le referendum, ils ne nous avaient pas prévenus que ce genre de lois archaïques allaient être votées. Leur campagne pro-sortie de l’UE a manqué de transparence, à mon avis”, confie un écossais.

“Ça lui fera passer l’envie de pénétrer ma future épouse”

“D‘autant, ma fiancée a les dents blanches comme l’ivoire, mais je vais lui dire de ne pas utiliser sa brosse à dents d’ici à notre mariage, qui aura lieu dans un an. J’espère que les dents jaunes repousseront le lord à qui appartient la région où nous habitons. J’espère que ça lui fera passer l’envie de pénétrer ma future épouse. je ne suis pas d’un tempérament jaloux, mais tout de même. Il y a des choses qui ne se font pas”, analyse un irlandais du Nord.

“Je lui refile ma fiancée sans problème”

Tous les anglais ne sont pas contre ce décret assez inouï. “On n’est pas encore mariés que ma gonzesse me fait déjà chier comme pas possible. Comme je lui ai promis le mariage, je dois tenir parole. Je ne peux plus faire marche arrière. Avec cette nouvelle loi, ça serait bien que le lord la garde après la noce. Il a le droit, non ? Etant donné que le droit féodal sera rétabli, il pourra faire ce qui lui passe par la tête. Moi, je lui refile ma fiancée sans problème, même si je ne l’ai jamais vu, ce lord de mes deux. Je suis sûr que ça doit être un gars sympathique et foncièrement humain. Mais attention, s’il refuse, je l’épouserai quand même. Je ne dis pas ça car mon futur beau-père mesure 2m20 et pèse 150 kilos. Je ne te raconte même pas comment est le père de ma fiancée quand il est bourré. Ses forces sont décuplées”, fait savoir un londonien.

“Déjà que je partage pas ma bière, alors ma copine ? hors de question ! Pourtant, je suis partageur, altruiste, sympa, mais là, ça ne sera pas possible du tout, mais alors, pas du tout. Pourquoi les Lords ont-ils voté cette loi ? “, demande avec insistance un anglais.

“Moi, je suis contre le droit de cuissage. Par contre, le droit de jambage, je ne suis pas contre, révèle un exhibitionniste. Le lord de ma circonscription pourra nous mater autant qu’il voudra, lors de notre nuit de noce. C’est très romantique, en plus”.

“On croit rêver, c’est pas possible !”

Les associations des droits des femmes sont outrées et dépitées à la fois. Elles ne comprennent pas comment une nation aussi évoluée que l’Angleterre puisse revenir en arrière à ce point. “Ils sont sérieux ? Un lord débarquera au mariage et emmènera la mariée pour coucher avec. On croit rêver, c’est pas possible ! On les savait conservateurs, ces snobs de lords, mais pas à ce point ! Au moyen-âge, les pilules bleues n’existaient pas. A cette époque, seules 2 relations sur 10 avec un lord étaient consommées. Mais maintenant, ça sera du 100% d’érection. C’est un pur scandale ! Je m’opposerais à ça !“, explique la Présidente d’une association de défense des droits des femmes mariées à des hommes romantiques à jeûn et violents quand ils sont ivres.

“Je me sens revigoré, sacré nom d’un serf !

Seul un lord a accepté de commenter cette nouvelle loi. “Je me sens revigoré, sacré nom d’un serf ! Nos privilèges sont enfin rétablis. Les élus du Parlement européen n’auront plus leur mot à dire sur cette juste loi que nous venons de voter, à une très large majorité. Nous avons enfin toute autorité sur nos sujets, comme au bon vieux temps (Moyen Age, ndlr), explique le Baron de Harvey, accessoirement Duc de Weistein, avec une grande fierté et une impatience dissimulée, tout en consultant le planning des mariages qui seront célébrés à la mairie de son fief. Pardonnez-moi, mais je dois consulter les photos des futures mariées. Il y a tellement de mariages que je dois m’y prendre à l’avance. Je choisirai celles qui me plaisent, de préférence avec des miches grosses comme des pis de British Blue, pour leur permettre d’avoir l’honneur de palper mon noble appareil génital. Je dois honorer de nombreuses citoyennes, pour rendre hommage à mon rang et à mes nobles ancêtres. J’éviterai quand même les rousses. Je ne veux pas qu’une sorcière s’empare de mon âme, on n’est jamais assez prudents. Pour les mariages avec une rousse, je n’userai que de mon droit de jambage, pour bien marquer mon autorité. Je dois montrer ma supériorité C’est humain, non ? L’un de mes nobles pieds sera posé sur le lit conjugal, pendant que l’époux ou l’épouse forniquera avec son épouse. J’userai aussi de mon droit lors des unions de même sexe. Nous ne sommes pas des arriérés sans cœur, quand même. Nous savons être modernes et vivre avec notre temps. Nos privilèges représentent davantage un devoir que le résultat légitime dû à nos titres. En tant que fervent conservateur, il me doit de défendre nos us et coutumes ancestrales. Mon empire terrien doit quand même avoir des avantages. Cependant, il est très difficile, voir impossible, de faire comprendre cela aux manants qui résident dans ma réserve domaniale, ainsi que dans les villes avoisinantes. Dorénavant, ils me devront obéissance. Il n’y a pas de fermage qui tienne. Le servage est rétabli, pour de bon, cette fois. Prima nocta pour tout le monde !”.

“J’ai essayé des robes de mariées et un vieux en costume en tweed s’est approché de moi. Il m’a touché les seins, sans même m’avoir demandé mon avis. Je lui ai mis un coup de genou dans les parties et il est parti. Il a juste crié qu’on se verra le soir de mon mariage. Il y a vraiment des tarés sur terre”, reconnait une irlandaise du Nord.

“J’avais prévenu ma famille qu’il ne fallait pas voter oui au Brexit. Vous voyez où ça nous a mené ? Pas un seul aristo niquera ma nana”, prévient un écossais, tout en brisant de rage son verre de single malt whisky.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

 

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