Les paiements en billets, pièces et chèques virtuels (enfin) acceptés par les commerçants.

Les monnaies virtuelles continuent leur fulgurante ascension. Dorénavant entrés dans les mœurs pécuniaires, les commerces sont de plus en plus nombreux à accepter les paiements en billets palpables et en pièces sonnantes et trébuchantes virtuels.

Il y a encore quelques années, proposer à un commerçant de le payer en monnaie virtuelle valait au client un petit détour par la cellule du commissariat le plus proche pour y être interrogé ou bien dans l’arrière-cour de la boutique visitée pour y recevoir une rafale de gnons par le propriétaire soupçonneux.

“Très riche… du jour au lendemain”

“J‘ai été en garde à vue plein de fois et je me suis ramassé plein de pains, et pas uniquement en allant à la boulangerie près de chez moi. Pour être précis, à chaque fois que je voulais payer en monnaie virtuelle. Pas plus tard que l’an dernier, en juin, j’ai fini à l’hôpital. Les commerçants s’imaginaient que je voulais les arnaquer, lorsque je voulais les payer en monnaie virtuelle, mais bien réelle. Heureusement, les mentalités ont changé, en bien, se félicite un jeune milliardaire en Bitcoin, Ethereum, Ripple, Tether et autre Litecoin, tout juste âgé de 16 ans. J’avais échangé les euros de mon argent de poche en monnaie virtuelle, sur un coup de tête, il y a quelques années, et je suis devenu très riche, 3 milliards de fois plus que mes connards de parents, pour être exact. Ils gagnent 1.200 euros à eux deux. C’est tant mieux pour moi. Je peux sortir en semaine jusqu’à l’heure qui me chante. Normal, c’est moi qui paie leurs charges à ces enflures. Ma mère tire la gueule à chaque fois que je ramène des putes de luxe à la maison, mais elle ne peut rien me dire. Mon père me gueule pas dessus, car il reluque le cul des nanas que je ramène quand elles montent les escaliers pour aller dans ma chambre. Pour différentes raisons, ils sont énervés, mais ils savent qu’ils ont intérêt à la fermer, sinon je me barre. C’est quand même avec mon argent que mon daron et ma daronne voyagent et qu’ils mènent la grande vie en limousines et palaces dans le monde entier, en frimant devant leurs amis. Ça a du bon d’être plein aux as. Un conseil : si les gens peuvent devenir riches, qu’ils le fassent. Je recommande”.

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“Plus t’as d’argent, plus t’as peur”

Les commerçants sont également heureux de cet afflux inespéré d’argent. “Avec les grèves de ces enflures de Gilets jaunes et maintenant les blocages de ces enfoirés de syndicats, je suis passé à deux doigts de la faillite, plein de fois, même cette année, alors qu’on n’est même pas à la moitié de janvier. Heureusement que les petits cons de nouveaux rupins, qui casquent à tout-va en monnaies virtuelles, sont là pour me permettre de faire rentrer de l’argent pour payer mes charges, se réjouit la propriétaire d’une épicerie fine de la capitale. Les riches en euros ont peur de sortir de chez eux. Plus t’as d’argent, plus t’as peur, c’est connu. Mais bizarrement, pas ceux qui sont millionnaires et milliardaires en bitcons (Bitcoins, ndlr) ou en aquarium (Ethereum, ndlr). Ils viennent décontractés, les mirettes rivées sur leurs téléphones. Ils paient en billets et en pièces, sans même compter combien ils me versent pour leurs achats. Je pensais les milliardaires près de leurs sous, mais les choses ont changé”.

“Ça vaut une blinde”

Seul petit hic, les transporteurs de fonds refusent de se risquer à transporter ces monnaies qui valent de l’or. Même les agents sans femme et enfants ne veulent pas se retrouver attachés nus et délaissés dans un bois, dans le froid glacial, au meilleur des cas. “Même en été, je ne transporterai jamais de ces put***s de nouvelles monnaies. Ça vaut une blinde, leurs conneries de monnaies virtuelles de mes deux. Marcher avec un gros sac de billets, et même de pièces de leur monnaie virtuelle à la noix, c’est comme se balader avec un sac de crack le long de la Colline du même nom. Ça attire trop l’attention. Qu’ils trouvent quelqu’un d’autre pour porter leurs machins. Moi, j’ai suffisamment de boulot défensif avec les euros”, prévient un transporteur de fonds.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

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