Les astuces pour reconnaître un mouton contaminé par le coronavirus.

Alors que le risque de contamination par le covid d’animaux, autres que la chauve-souris et le pangolin, est quasi-faible, selon un chercheur de l’Association des abattoirs sans engourdissement, il existe cependant de petites astuces simples pour savoir si un ovin, un caprin ou un bovin est infecté.

Face aux abatages d’animaux sans la présence de vétérinaires professionnels, il est fortement conseillé de prendre les devants et d’effectuer un diagnostic rapide pour s’assurer que les bêtes peuvent être consommées sans risques sanitaires.

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Le virologue du laboratoire Slaughter & Slaughter vous dévoile des techniques pour savoir si un mouton est atteint du coronavirus ou non.

Les astuces pour savoir si un mouton et un animal à viande rouge ou blanche est contaminé par le covid-19 ou non.

Palper ses testicules.

Si l’animal est contaminé par le coronavirus, il émettra des cris stridents, semblables à ceux qu’il prononce lors d’abatages sans engourdissement.

Vérifier qu’il n’a pas d’écailles identiques à celles du pangolin.

De petites écailles de 4 cm de longueur et de 2 cm de largeur peuvent apparaître sur la peau de l’animal. Ces écailles ont une influence sur son comportement. A l’œil nu, vous saurez que le mouton n’est pas comme un poisson dans l’eau.

Prendre la température de l’animal.

Si celle-ci est supérieure à 42° Celsius, il est préconisé de l’emmener aux urgences vétérinaires. Il ne faut pas oublier de mettre un masque de protection, mais également d’en attacher un sur la gueule de la bête. Un masque en tissu est préférable à un masque chirurgical.

Disséquer ses bêlements.

Si des quintes de toux apparaissent entre deux bêlements traditionnels de peur d’être égorgé, il y a un risque de contamination. Là encore, il est préférable de demander l’avis d’un vétérinaire.

Sonder sa respiration anale.

Contrairement aux humains, les ovins et les caprins ont pour habitude anatomique de respirer par l’anus. En temps normal, les inspirations et les expirations par le rectum sont semblables au son de la mer que l’on entend en collant un coquillage à son oreille. Cependant, si la tonalité de la voix rectale de l’animal a une fréquence comparable à celle de la chauve-souris, c’est-à-dire très aiguë : une contamination est possible.

Voir si l’animal n’a pas de maux de crâne.

Si le mouton n’est pas dans son assiette, si vous avez l’impression qu’il est bougon, très soupe au lait, si vous lui courrez sur le haricot et qu’il ne veut bêler à personne : il pourrait avoir des maux de tête de mouton. Un spécialiste pourrait vous en dire davantage sur ce mal qui touche entre 12 et 20% de la population humaine, mais seulement 3% de la population ovine.

Si l’animal est fatigué à l’idée de se faire égorger sans engourdissement : prenez les devants et direction le véto.

Comme chez l’humain, le coronavirus provoque fatigue et procrastination. Si le mouton s’allonge, refusant de passer sous la tranchante lame, et qu’il donne la sensation de se faire du mauvais-sang ou de pédaler dans la choucroute :  il est conseillé de prendre sa température, afin de s’assurer qu’il pourra être mangé en toute sérénité, sans se mettre la rate au court-bouillon.

Inspecter la langue de l’animal.

Si la langue du mouton est framboisée-couleur cerise, il est préférable de prendre la température et d’également vérifier les autres points cités ci-dessus.

Examiner les sabots de la bête.

Si des taches apparaissent sur les sabots, l’équivalent de la Maladie de Kawasaki pourra en être la cause. “Il faut mettre du savon et de l’eau dans un bol. Direction le micro-onde pendant 2 bonnes minutes. Ensuite, il faut tremper les sabots dans le bol et laisser agir. Attention à veiller à ce que le liquide ne soit pas trop chaud. Déjà que l’animal va être égorgé, il ne faut pas le stresser davantage avant. En plus ça risque de durcir la viande des pattes de mouton. Les pattes de mouton, c’est plus succulent quand c’est tendre et juteux. Après le trempage des sabots dans l’eau savonneuse, pour avoir le cœur net que l’animal n’est pas touché par la maladie de Kawasaki, un brossage avec une brosse à ongles pour ovins peut être fait après”, conseille une manucure animalière.

“Le risque de contamination est infime chez l’animal, en dehors de la chauve-souris ou du pangolin, bien évidemment. Cependant, il faut veiller au grain, même s’il n’y a pas de quoi en faire tout un fromage non plus”, relativise, mi-figue mi-raisin, un critique gastronomique.

 

Crédit-photo : pxhere, cc0.

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